L'Université d'Ottawa estime qu'une entente est toujours possible.

Un mandat de grève à l’Université d’Ottawa

Sans contrat de travail depuis plus d’un an, les 2300 professeurs à temps partiel de l’Université d’Ottawa brandissent la menace de déclencher une grève le 30 octobre dès minuit s’ils n’arrivent pas à conclure une entente « juste et équitable » avec leur employeur.

Alors qu’une première semaine de grève vient de se conclure pour le personnel scolaire des collèges publics ontariens dont La Cité et Algonquin, les membres de l’Association des professeurs à temps partiel de l’Université d’Ottawa (APTPUO) se sont de leur côté prononcés en faveur d’un mandat de grève dans une proportion de 92 %. 

Le scrutin s’est tenu de mardi à jeudi dans les locaux de l’institution.

Il a été impossible de joindre le syndicat vendredi à la suite de l’annonce des résultats du vote.

Quant à la direction de l’Université d’Ottawa, elle s’est dite déçue que les négociations des derniers mois et la conciliation, tenue en septembre, aient abouti à une impasse. 

L’établissement estime cependant qu’une entente est toujours possible.

Deux journées de médiation sont prévues en présence d’un médiateur du ministère du Travail de l’Ontario les 26 et 27 octobre.

Après dix mois de négociations, les deux parties ne sont pas sur la même longueur d’onde sur divers aspects, dont la sécurité d’emploi et les salaires. 

Le syndicat aimerait également ses membres soient assujettis à un système d’évaluation de l’enseignement comparable à celui des professeurs à temps plein, une demande rejetée par l’employeur. 

Les deux parties en sont cependant parvenues à un accord sur certains enjeux, dont la procédure de règlement des griefs, précisait l’APTPUO le mois dernier.

La convention collective des membres de l’APTPUO est échue depuis le 31 août 2016.