Né à Sorel en 1928, Réjean Robidoux a été un pionnier de la recherche en littérature québécoise.

«Un grand chercheur» rend l'âme

Un pionnier de la recherche en littérature québécoise s'est éteint dimanche dernier. L'ex-professeur du département de français de l'Université d'Ottawa Réjean Robidoux est décédé à l'âge de 89 ans.
Retraité depuis déjà plusieurs années, M. Robidoux a un curriculum vitae enviable et bien garni. Il était membre de la Société royale du Canada - une organisation qui souligne l'excellence en recherche au pays - depuis 1980 en plus d'être cofondateur du Centre de recherche en civilisation canadienne-française de l'Université d'Ottawa qui continue à ce jour d'appuyer la recherche sur la francophonie du Canada.
Dès le début de sa carrière académique, Réjean Robidoux s'intéresse à la littérature québécoise et devient l'un des premiers académiques à y concentrer ses recherches, pour ensuite enseigner cette expertise à ses étudiants pendant plus de 30 ans.
« C'était un grand chercheur, un professeur très traditionnel, mais absolument fascinant », relate la professeure Lucie Hotte qui a été son étudiante au doctorat vers la fin de sa carrière.
Le professeur émérite du département de français de l'Université d'Ottawa est né à Sorel en 1928. En plus d'obtenir un baccalauréat à l'Université d'Ottawa dans les années 50, le parcours académique de Réjean Robidoux comprend notamment des passages à Rome et à Paris.
En 1985, il a été récipiendaire de la très convoitée bourse Killam qui permet à un chercheur de se libérer pendant deux ans de ses tâches d'enseignement afin de poursuivre des recherches.
Une cérémonie à la mémoire de M. Robidoux aura lieu vendredi matin. Ceux qui ont connu le défunt sont invités à y assister. Les détails seront inclus dans un avis de décès à paraître dans Le Droit au cours des prochains jours.