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Récupérer, revaloriser et remettre en vente les vêtements usagés est une tendance en nette progression, note le DG de La Relance, André Landry. 
Récupérer, revaloriser et remettre en vente les vêtements usagés est une tendance en nette progression, note le DG de La Relance, André Landry. 

Un «gisement» de linge usagé prêt à exploser

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
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Un changement majeur dans le marché du vêtement de seconde main se prépare en Outaouais.

La Relance travaille depuis plus d’un an à élaborer un écosystème basé sur le recyclage de linge, les dons locaux de vêtements usagés et les revenus qui en découle. L’entreprise qui favorise l’insertion en emploi est sur le point de finaliser une entente de collaboration avec un important partenaire québécois déjà présent dans ce marché ailleurs dans la province. «Je ne souhaite pas nommer ce partenaire tout de suite, mais notre niveau de collaboration est déjà très avancé, précise le directeur général de La Relance, André Landry. En jumelant nos expertises, on va implanter une structure avec cinq ou six centres de tri et de récupération des textiles, ainsi que des points de vente, deux ou trois. La Relance va s’occuper des opérations de réception des dons de linge, de tri et de transport de ce qui sera vendu en magasin. Notre partenaire va assurer la partie commerciale du projet.»

M. Landry précise que les premières phases du projet verront le jour cette année. La présence de cette nouvelle entreprise dans le marché régional des friperies se fera de plus en plus sentir en 2022 et doit atteindre son plein déploiement en 2023. «À terme, on parle d’une quarantaine de places réservées pour de l’insertion en emploi, mais en tout on peut prévoir la création d’une centaine d’emplois», note M. Landry.

En plus de favoriser le réemploi, l’initiative de La Relance permettra de détourner de l’enfouissement des tonnes de vêtements. «Le textile est vraiment un gisement, explique M. Landry. Le récupérer, le revaloriser et le remettre en vente, c’est une tendance en nette progression. On ne voulait pas s’associer à une entreprise comme le Village des valeurs qui est détenue par des intérêts étrangers. On s’est associé avec une entreprise québécoise qui comme nous participe aussi à l’insertion en emploi. On travaille ensemble avec des bases communes à conserver au Québec des capitaux québécois. C’est à la base de l’économie circulaire.»