L’homme d’affaires Antoine Normand (que l’on voit ici de dos) a rencontré le pape François, au Vatican, dans le cadre d’un congrès mondial sur la cybercriminalité et la protection des enfants.

Un Gatinois rencontre le pape François

Un homme d’affaires de l’Outaouais et militant pour la lutte à la pédophilie sur Internet a rencontré le pape François, vendredi.

La fin de semaine de l’Action de grâce d’Antoine Normand a commencé avec rien de moins qu’une poignée de main du Saint-Père, au Vatican.

M. Normand participait cette semaine au congrès mondial « Child Dignity in the Digital World » (Dignité des enfants dans le monde numérique), à Rome, en Italie.

Plus de 130 intervenants de tous les milieux se sont réunis pour discuter des nombreux enjeux globaux liés à la pédophilie sur Internet. Le groupe a signé une déclaration commune sur les moyens à adopter pour éradiquer le fléau.

Une copie du document a été remise au pape, qui a rencontré quelques congressistes, dont M. Normand.

M. Normand s’est dit surpris de rencontrer un personnage si « politiquement incorrect ».

« C’est quelqu’un d’extrêmement chaleureux, a commenté M. Normand, depuis Rome. Il a cette façon de serrer une main, en l’entourant des deux siennes. Il m’a parlé en français. Il s’exprime sans tabou. Il évoque le web profond, le sextage, les médias sociaux. » Le pape a aussi abordé le sujet des scandales sexuels qui frappent sa propre Église.

Le Gatinois a développé, il y a quelques années, le logiciel LACE qui permet aux enquêteurs d’extraire et de trier de grandes quantités d’images et de vidéos tirées d’ordinateurs confisqués.

Les 130 chercheurs, intervenants, gens d’affaires, et politiciens se sont réunis pendant trois jours à l’Université pontificale grégorienne pour développer la Déclaration de Rome.

La déclaration de 13 paragraphes incite, entre autres, les responsables religieux de toutes confessions à promouvoir des actions globales contre la violence et les agressions sexuelles contre les enfants. Les gouvernements, ministères de la santé, organismes publics et les entreprises privées ont aussi été invités à faire leur part.

Le pape s’est entretenu pendant 15 minutes avec les invités.