Le débordement des réservoirs d'Hydro-Québec pourrait avoir été en cause lors des inondations. L'ouverture des vannes du barrage Mercier, le 1er mai, dans le but d'abaisser le niveau de l'eau du réservoir Baskatong, a entraîné une hausse du niveau de la rivière Gatineau, ce qui a provoqué des inondations à Maniwaki.

Un Gatinois réclame une enquête publique

Une pétition instiguée par un citoyen de Gatineau et parrainée par la députée caquiste de la circonscription de Saint-Hyacinthe, Chantal Soucy, a été mise en ligne sur le site de l'Assemblée nationale, mardi matin, afin de réclamer le déclenchement d'une enquête publique sur les causes des inondations du printemps 2017 survenues dans plusieurs municipalités du Québec.
Jason Leblanc est le Gatinois derrière cette pétition. M. Leblanc, qui est directeur général de l'entreprise Éclair Plomberie Chauffage et Environnement, dit agir à titre de citoyen et non à titre d'entrepreneur dans cette démarche, lui qui a vu deux de ses immeubles à logements de la rue Oscar, dans le secteur Gatineau, être ravagés par la crue historique du printemps dernier.
« J'ai deux immeubles à revenus qui ont été affectés par les inondations. Beaucoup de concitoyens de mon quartier ont été touchés. J'ai eu entre cinq pieds et demi et six pieds d'eau dans le sous-sol. On est en attente des rapports de la Sécurité publique pour la suite de la procédure », affirme M. Leblanc.
Jason Leblanc a vu deux de ses immeubles à logements de la rue Oscar, dans le secteur Gatineau, être ravagés par la crue historique du printemps dernier.
En suspens
Selon lui, plusieurs questions demeurent en suspens quelques mois après le déluge qui a frappé des pans entiers du Québec. C'est après avoir pris connaissance d'articles dans les médias remettant en cause la stratégie de gestion des réservoirs par Hydro-Québec que le principal concerné a décidé d'entreprendre sa démarche.
« Je pense que la seule façon d'avoir des réponses claires et transparentes, c'est de soumettre une pétition et de demander une commission d'enquête. Sinon, qu'est-ce qu'il nous reste comme moyen ? », lance-t-il, précisant qu'il fera tout en son possible pour déployer la pétition dans les quelque 260 municipalités du Québec qui ont été affectées par le débordement des plans d'eau.
M. Leblanc dit s'être initialement adressé au député de Chapleau Marc Carrière afin que celui parraine la pétition. Ce dernier aurait signifié au citoyen qu'il souhaitait attendre le post-mortem prévu lors de la prochaine session parlementaire.
C'est finalement la députée caquiste et porte-parole du deuxième groupe d'opposition en matière d'énergie, Chantal Soucy, qui a accepté d'être l'intermédiaire de la pétition.
La missive souligne que le débordement des réservoirs d'Hydro-Québec pourrait avoir été en cause lors des inondations. Le document fait état que l'ouverture des vannes du barrage Mercier, le 1er mai, dans le but d'abaisser le niveau de l'eau du réservoir Baskatong, a entraîné une hausse du niveau de la rivière Gatineau, ce qui a provoqué des inondations à Maniwaki.
« Hydro-Québec prévoit une diminution de la consommation d'électricité pour les dix prochaines années, ce qui aura pour effet de doubler les surplus des réservoirs d'ici 2026 », peut-on également lire dans le document.
En appuyant la pétition, les signataires s'engagent à demander à Québec le déploiement d'une enquête publique « afin de déterminer l'impact de la gestion des réservoirs d'Hydro-Québec sur la crue des eaux dans les régions touchées ».
Pas de commentaires
Au bureau de la députée Soucy, on a indiqué mardi au Droit que cette dernière ne commentera pas le dossier pour le moment puisqu'elle n'agit qu'à titre d'intermédiaire à ce sujet. C'est elle qui déposera le document après la date limite de signature du 8 novembre prochain. 
Du côté d'Hydro-Québec, on fait valoir qu'il ne relève pas de la société d'État de commenter lorsque des pétitions sont lancées auprès de l'Assemblée nationale. C'est plutôt au ministre responsable d'un dossier de répondre, a mentionné un porte-parole d'Hydro-Québec.