Sylvain St-Amand vit en Floride depuis une quinzaine d’années.

Un Gatinois en Floride se prépare à l’arrivée de Dorian

Après s’être abattu de plein fouet sur les Bahamas dimanche, l’ouragan Dorian se dirige lentement à une vitesse de 7 km/h vers les régions côtières des États-Unis. Le Gatinois Sylvain St-Amand se dit bien préparé et attend de voir si l’ouragan s’acharnera sur sa demeure, en Floride.

« Ça fait peur », avoue-t-il au bout du fil lorsque contacté par Le Droit lundi matin. Originaire de Masson, l’homme vit en Floride depuis une quinzaine d’années.

Et bien qu’il n’en soit pas à son premier combat contre un ouragan, c’est la première fois que M. St-Amand fait face à un monstre aussi puissant que Dorian. L’ouragan a été classé catégorie 5 dimanche dernier avec des vents soufflants à près de 300 km/h avant de frapper les Bahamas. À 18 h lundi, l’œil de l’ouragan se situait à environ 100 km de Juno Beach, au nord de West Palm Beach en Floride.

« Je n’ai jamais vu ça, dit-il. J’étais ici quand l’ouragan Andrew et plusieurs autres sont passés, mais un ouragan de catégorie 5 comme ça, c’est inquiétant. Quand on regarde aux Bahamas ce que ç’a fait, on comprend vraiment l’ampleur de la situation. »

Lundi matin, Dorian a été rétrogradé en catégorie 4, mais se veut toujours menaçant avec des vents soufflants à environ 250 km/h.

« On commence à ressentir tranquillement l’ouragan, mais c’est vraiment demain matin [mardi] que ça devrait brasser dans notre coin », indique M. St-Amand.

S’il y a un mot pour qualifier l’ouragan Dorian, c’est « imprévisible ». Initialement, l’ouragan devait se diriger directement vers la Floride. Un changement de trajectoire est survenu samedi et Dorian semblait plutôt vouloir remonter vers la Caroline du Sud, sans toutefois pénétrer chez les Floridiens. Lundi, la situation a de nouveau changé. En matinée, le gouverneur de la Floride, Ron DeSantis, a prié ses citoyens d’évacuer avant qu’il ne soit trop tard alors que le Centre national des ouragans des États-Unis prévoit que Dorian passera « dangereusement proche » de la côte est de la Floride. Ceux et celles qui décideront de rester sur les lieux ne pourront pas recevoir de secours en cas de besoin.

« C’est sûr qu’il y a de l’inquiétude. Le déroulement du début laissait croire que  Dorian  venait directement sur nous alors c’est sûr qu’on était tous en panique. Mais vu qu’on a été mis au courant à l’avance, il n’y a pas eu de pénurie d’essence. Sauf que là ces derniers jours, si on va à l’épicerie, il n’y a pas d’eau et si tu veux en acheter tu peux seulement en acheter deux caisses à la fois. On est tous très nerveux », explique le résident de Pompano Beach.

« Même si on a tout fait pour se sentir en sécurité, on ne peut pas vraiment se préparer à ce genre de chose là. Il faut s’entraider entre citoyens le plus possible », ajoute-t-il.

En ce qui a trait à la communication entre la population et les autorités, Sylvain St-Amand souligne que tout se passe « bien ».