Au nom du ministre de l'Éducation nationale de la France, l'accompagnateur des élèves du collège d'Arpajon, Daniel Léon, a remis la médaille de Chevalier de l'Ordre des Palmes académiques à Paul Gagnon, un enseignant de l'école secondaire Louis-Joseph-Papineau, à Papineauville.
Au nom du ministre de l'Éducation nationale de la France, l'accompagnateur des élèves du collège d'Arpajon, Daniel Léon, a remis la médaille de Chevalier de l'Ordre des Palmes académiques à Paul Gagnon, un enseignant de l'école secondaire Louis-Joseph-Papineau, à Papineauville.

Un enseignant honoré par la France

Yves Soucy
Yves Soucy
Le Droit
Enseignant de l'école secondaire Louis-Joseph-Papineau (LJP) depuis une trentaine d'années, Paul Gagnon, est l'une des rares personnes non résidentes de la France à se voir décerner par le gouvernement français la décoration honorifique de Chevalier de l'Ordre des Palmes académiques.
Il s'agit de la plus ancienne distinction décernée uniquement à titre civil.
Elle a été instituée sous sa forme actuelle en 1955, mais sa création remonte à Napoléon, en 1808. Elle vise à souligner l'apport d'une personne oeuvrant dans le milieu de l'éducation, qu'il soit Français ou non, qui contribue activement à la promotion de la francophonie et de la culture française dans le monde.
 
Depuis 21 ans, M. Gagnon est le grand responsable du projet d'échange étudiant France-Québec à l'école LJP. Au fil des années, quelque 570 jeunes âgés de 14-15 ans de la Petite-Nation et de la France ont eu la chance de vivre cette expérience enrichissante.
«Paul est le pilier principal du projet ici pour maintenir des liens entre nos deux communautés. On a toujours dit dès le départ qu'il faut que la francophonie ne soit pas uniquement des sommets. Il faut aussi que ça se passe au quotidien et c'est justement ce que fait ce programme d'échange étudiant», souligne Daniel Léon, qui a remis la médaille de Chevalier de l'Ordre des Palmes académiques au nom du ministre de l'Éducation nationale de la France.
Échanges enrichissants
D'ailleurs, même vingt ans plus tard, certains anciens participants au programme continuent toujours de correspondre et des familles des deux côtés de l'Atlantique se rencontrent. Il s'est développé une telle complicité entre l'école LJP et le collège d'Arpajon, en France, que même les directeurs des deux institutions scolaires se sont visités.
C'est à titre de participant, qu'en 1982, Paul Gagnon vit pour la première fois le programme Échange franco-québécois pour la jeunesse. Six ans plus tard, un ami le met en contact avec M. Léon, le responsable du programme d'échange étudiant au collège français. De fil en aiguille, voilà que le projet est lancé au sein de l'école LJP.
«Comme que j'avais vécu tellement une belle expérience en 1982, je me suis dit qu'il fallait que je fasse connaître ça aux élèves de mon école. Avec M. Léon, nous avons organisé un premier échange qui a si bien fonctionné que le projet s'est répété une seconde fois, puis un troisième, et cette année, on en est rendu à la 21e édition», raconte le sympathique enseignant de LJP.
Depuis 10 jours, 27 étudiants de niveau 3 du collège d'Arpajon, situé en banlieue de Paris, sont accueillis dans la Petite-Nation par les jeunes de LJP et leurs familles. Les Québécois se rendront à leur tour en France au printemps prochain.
ysoucy@ledroit.com