À peine 10 % des places disponibles dans les services de garde d’urgence ouverts dans les écoles primaires des trois principales commissions scolaires de l’Outaouais sont occupées.
À peine 10 % des places disponibles dans les services de garde d’urgence ouverts dans les écoles primaires des trois principales commissions scolaires de l’Outaouais sont occupées.

Un dixième des places occupées dans les services de garde d'urgence de l'Outaouais 

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
Signe que les travailleurs des services essentiels ont probablement déniché d’autres solutions durant cette crise de la COVID-19, à peine 10 % des places disponibles dans les services de garde d’urgence ouverts dans les écoles primaires des trois principales commissions scolaires de l’Outaouais sont occupées.

En date de lundi matin, une semaine après l’instauration de cette mesure temporaire et exceptionnelle par Québec, un total d’environ 170 enfants d’âge scolaire (4 à 13 ans) se retrouvaient dans les services de garde des 15 établissements concernés sur le territoire des commissions scolaires au Coeur-des-Vallées (CSCV), des Draveurs (CSD) et des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), selon les chiffres obtenus par Le Droit.

Plusieurs parents ont donc opté pour d’autres types de plans B, car ces trois organisations offrent en ce moment un total de 1800 places si besoin il y a.

À la CSCV, qui pourrait accueillir environ 200 enfants, on dénombrait entre 33 et 41 enfants dans les services de garde ouverts dans les écoles Saint-Michel (Gatineau) et Providence — J.M. Robert (Saint-André-Avellin). Il n’y a actuellement aucune inscription à l’école de la Montagne (Notre-Dame-de-la-Salette).

C’est dans les écoles de la CSD que le service est de loin le plus utilisé alors que l’on comptait 94 enfants hébergés pour la journée dans sept écoles dont l’Oiseau-Bleu et de l’Envolée, à Gatineau ; ainsi que l’Équipage, à Val-des-Monts. La capacité actuelle de la CSD est de 650 places.

« Rapidement, je suis capable d’aller à 1400 places en ce moment. Je peux les déployer en l’espace de 24 heures. Si la santé publique nous le demande, on va répondre. Mon rôle principal, c’est de faire atterrir tout ça dans l’organisation. Évidemment, nous sommes tôt dans la crise, alors je présume qu’il y a des gens qui s’étaient déjà organisés. On voit que de jour en jour, on a une augmentation, peut-être que dans certains cas le plan B d’urgence commence à lâcher », note la directrice générale de la CSD, Manon Dufour.

Cette dernière souligne au passage « la collaboration extraordinaire » des syndicats, des éducateurs et des enseignants, spécifiant que plus de 210 personnes ont fourni leur nom pour de l’aide bénévole.

Du côté de la CSPO, où 1000 places sont disponibles, les cinq services de garde concernés accueillaient 38 écoliers. Même si le nombre est peu élevé, il s’agit malgré tout d’un peu plus du double de la semaine dernière. Le service est entre autres offert aux écoles Parc-de-la-Montagne et du Lac-des-Fées (Gatineau).

Le président du Syndicat du soutien scolaire de l’Outaouais (SSSO), Simon Dostie-Cormier, qui représente entre autres les éducateurs en service de garde, souligne que ses membres sont assez satisfaits des mesures mises en place par les commissions scolaires.

« Il y en a certains qui sont fatigués et il y a aussi beaucoup de peur (face à la COVID-19), mais beaucoup de gens ont levé la main pour aider, une chose qu’on salue. Il n’y a pas beaucoup d’enfants dans certains milieux, mais les gens sont prêts à les accueillir. On doit lever notre chapeau aux employeurs, il y avait vraiment une volonté de collaborer et le travail de réorganisation qui a été fait en si peu de temps est colossal », dit-il.

Le ministère de la Famille n’a pas été en mesure de fournir au Droit les statistiques régionales liées au taux d’occupation des garderies telles que les centres de la petite enfance.

Rappelons que les services de garde d’urgence sont réservés à une liste restreinte de travailleurs, par exemple les policiers, pompiers, employés du réseau de la santé, agents de services correctionnels et éboueurs.