Norm MacMillan quittera prochainement son bureau de député, où la porte était «toujours ouverte», selon les résidents de son comté.
Norm MacMillan quittera prochainement son bureau de député, où la porte était «toujours ouverte», selon les résidents de son comté.

Un départ malheureux pour la communauté

Mathieu Bélanger
Mathieu Bélanger
Le Droit
La journée était occupée, hier, pour Jonathan Brière, gérant du garage Service auto Principal. Mais pas suffisamment chargée pour ne pas prendre deux minutes pour saluer le départ de la vie politique de son voisin d'en face, sur l'avenue de Buckingham.
«Norm n'est pas un politicien comme les autres, lance-t-il sous le regard approbateur de ses clients. Ce n'était pas un opportuniste. Il a toujours été disponible, sa porte était toujours ouverte. On va s'ennuyer de ce gars-là. Il disait les choses de manière très franche et quand c'est fait comme ça, peu importe la réponse, on finit toujours par la digérer.»
Un peu plus loin, dans le centre-ville de Buckingham, Hélène Allard semble pressée de trouver un petit coin d'ombre. Le soleil de midi plombe. La dame s'arrête néanmoins de longues minutes pour converser avec le représentant du Droit.
«Il fait bien de partir, dit-elle. Il fait bien de penser à lui. Il s'est battu contre un cancer. Ça affaiblit son homme ça. Je suis déçu qu'il parte, mais il prend la bonne décision. On l'aimait bien Il était franc et il était capable de te regarder dans les yeux quand il te parlait. Ce n'était pas un hypocrite.»
Anne Mercier n'a pas fait contraste avec ce concert d'éloges. Buckingham et tout le comté de Papineau viennent de perdre un homme important note-t-elle, un pilier du monde politique de la région. «C'était un monsieur l'fun qui aimait faire des blagues, souligne-t-elle. Il était accessible, ouvert et très humain. Je suis contente pour lui qu'il quitte. Il le mérite bien.»