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D'une certaine façon, le couvre-feu arrive à un bon moment dans la saison de motoneige.
D'une certaine façon, le couvre-feu arrive à un bon moment dans la saison de motoneige.

Un début de saison à oublier pour les motoneigistes de l’Outaouais

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
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Si les détaillants de motoneiges de la région ont écoulé leurs stocks en des temps records avant les Fêtes, en raison de la pandémie, force est de constater que la saison de la chenille sur neige en Outaouais est loin d’être à la hauteur de ce qu’avaient espéré les amateurs à l’aube de la période hivernale, alors que dame Nature n’a toujours pas livré de première véritable tempête sur l’ensemble du territoire et qu’un couvre-feu interdit maintenant toute sortie de la maison jugée non essentielle, après 20h.

C’est à peine entre 25% et 30% du réseau des 2270 kilomètres de sentiers de la région qui sont ouverts, souligne le deuxième vice-président de la Fédération des clubs de motoneigistes du Québec (FCMQ) et représentant de l’Outaouais, Pierre Tremblay.

«On a une grande partie du secteur de la Haute-Gatineau qui est ouverte, mais ce sont des conditions de début de saison. Tout ce qui est cours d’eau, ce n’est pas balisé. Il faut éviter les cours d’eau en ce moment. On a aussi des sections ouvertes dans la Petite-Nation, dans le secteur Montpellier en direction de Duhamel, mais sinon, c’est pas mal fermé», note ce dernier.

Un tapis de neige aussi mince au sol avec un réseau de motoneige accessible à peine au quart de sa capacité en Outaouais à cette période de l’année n’est pas une première, fait remarquer M. Tremblay qui ne craint pas que les précipitations finiront bien par tomber.

L’administrateur de la FCMQ pour l’Outaouais estime que l’imposition depuis samedi soir d’un couvre-feu, par le gouvernement Legault, afin de casser la deuxième vague de propagation de la COVID-19, n’aurait pas pu survenir à un meilleur moment pour les amateurs de motoneige.

La neige tardive, la recommandation des autorités de ne pas se déplacer d’une région à l’autre et les restrictions qui forcent notamment la fermeture des pourvoiries et restaurants ne représentent pas des conditions gagnantes pour un début de saison à tout casser, dit-il. Si le couvre-feu peut permettre un retour à une certaine flexibilité par la suite, cela ne sera que bénéfique, croit M. Tremblay.

Le début de l'année 2021 ne réunit pas des conditions gagnantes pour la motoneige.

«Manger un hamburger assis sur sa motoneige à 15 en bas de 0, ce n’est pas le fun. Si on peut faire baisser le nombre de cas (de COVID-19) et qu’on peut arriver après le 8 février et entrer au moins dans les relais et avoir certains services de base tout en devant respectant la distanciation physique et le port du masque, ce serait bien. On pourrait avoir une bonne saison de huit semaines. Le contexte fait que le couvre-feu tombe bien d’une certaine façon. Nous sommes déjà limités beaucoup avec tout ce qui est fermé. C’est vraiment après le 8 février qu’on aura une meilleure idée de la saison qu’on aura», lance M. Tremblay.

Lors de la prévente des droits d’accès de la FCMQ qui se terminait le 9 décembre, 4615 permis ont été vendus par le biais des sept clubs de motoneigistes de la région. Cela représente 161 vignettes de plus qui ont été vendues, en comparaison avec la dernière saison en entier.

Pas de surveillance policière dans les sentiers

Contrairement à certaines autres régions du Québec où les sentiers sont plus garnis en neige, il n’y a pas eu pour le moment d’opération policière à l’intérieur du réseau régional puisque seulement des tronçons de celui-ci sont accessibles pour l’heure, souligne le porte-parole de la Sûreté du Québec en Outaouais, Marc Tessier, en lien avec l’imposition depuis samedi soir du couvre-feu dès 20h.

«Il y a une certaine surveillance, mais honnêtement, c’est plus au niveau de la circulation automobile que les choses vont se faire pour l’instant. C’est sûr qu’on s’ajuste. Si on voit qu’il y a une problématique et qu’on a vent de situations, on va agir en conséquence, mais pour l’instant, c’est quand même limité pour l’Outaouais», a-t-il indiqué, rappelant qu’il était déjà interdit dans plusieurs municipalités et MRC au Québec de pratiquer le sport de la motoneige à des heures nocturnes.

En effet, en vertu de la Loi sur les véhicules hors route, la circulation est interdite partout sur l’ensemble du réseau de la FCMQ, entre 24h et 6h, «sauf si un règlement de municipalité/MRC prévoit le contraire et que de la signalisation conforme aux normes est installée à l’entrée et à la sortie des zones ayant un horaire différent de ce que prévoit la Loi», peut-on lire sur le site Web de la FCMQ.