Les précipitations abondantes du 1er juillet ont continué de faire des ravages, hier, provoquant l'affaissement de la chaussée sur la route 148, à Luskville.

Un cratère coupe toujours la route 148

Les précipitations abondantes du 1er juillet ont continué de faire des ravages, mercredi, provoquant l'affaissement de la chaussée sur la route 148, à Luskville, paralysant ainsi l'accès principal à la municipalité de Pontiac et ses environs.
L'érosion du sol a causé un énorme cratère de 10 mètres de diamètre entre les chemins Nugent et Alary en fin d'avant-midi. La circulation a aussitôt été fermée dans les deux directions et les automobilistes empruntant la route 148 dans ce secteur ont dû utiliser un détour de près d'une heure, via le chemin Eardley-Masham ainsi que les routes 105 et 366, afin de permettre aux autorités de sécuriser les lieux et de réparer le ponceau.
Selon le maire de Pontiac, Roger Larose, le MTQ s'apprêtait à travailler toute la nuit afin d'ériger une voie temporaire en bordure de la route. Si tout se déroule comme prévu, celle-ci devrait pouvoir être accessible au plus tard jeudi après-midi.
Fait à noter, un autre affaissement est survenu quasi au même endroit en avril 2013, forçant la fermeture de la route 148 pendant deux mois. Un ponceau s'était effondré entre les chemins Gibson et Pilon après que le sol autour de la structure se soit désagrégé.
Microrafale
L'heure était donc au nettoyage, mercredi, pour les résidents de cette municipalité de 6 000 habitants où de forts vents et des orages violents ont causé des dommages importants à une trentaine de résidences. Les dégâts engendrés par le phénomène météorologique du 1er juillet se trouvent surtout entre les secteurs de Luskville et Quyon, où plusieurs arbres ont été déracinés et de nombreux véhicules endommagés. Certaines résidences ont vu leur toit s'effondrer sous le poids d'un arbre et au moins trois bâtiments agricoles ont littéralement été soufflés par le vent. Le service des incendies de la municipalité de Pontiac indique toutefois qu'aucun blessé grave n'a été signalé.
Une équipe d'Environnement Canada était sur les lieux afin de déterminer la nature du phénomène. Plusieurs résidents soupçonnaient le passage d'une tornade, mais c'est plutôt une microrafale qui a traversé la municipalité.
« Avec une tornade, nous aurions observé des arbres dispersés dans toutes les directions, mais là, nous pouvons voir que toutes les branches tombées vont dans la même direction », explique Serge Besner d'Environnement Canada.
Selon le spécialiste, le phénomène météorologique qui a frappé la municipalité de Pontiac a été « très court mais très intense ». Des vents de 150 à 180 km/h ont soufflé pendant moins d'une minute le 1er juillet en après-midi, causant des dommages sur une surface d'un à deux kilomètres de long et de 300 mètres de large à partir de la rivière des Outaouais.
« La surface touchée et plusieurs témoignages de résidents nous indiquent qu'il s'agit bel et bien d'une microrafale assez intense », mentionne M. Besner.
Le montant des dommages est évalué à quelques centaines de milliers de dollars. Il faudra toutefois attendre plusieurs semaines avant de connaître la somme exacte des réparations à effectuer. Des représentants de la Sécurité civile procèdent depuis 36 heures à l'évaluation de la situation.
Fait à noter, d'autres orages ont balayé l'Outaouais en début de soirée mercredi soir, incluant le secteur de Pontiac, sans toutefois causer de dommages. Contrairement à la veille, aucun avertissement ni alerte n'avait été émis par Environnement Canada.
« C'est une grosse semaine pour nous. On espère maintenant que Dame Nature va nous donner un petit break. On croise nos doigts », commente le maire Larose.
À la suite de ces intempéries, environ 200 clients étaient toujours privés de courant en soirée mercredi, les panneaux électriques de plusieurs résidences ayant été endommagés.
Des équipes d'Hydro-Québec sont à l'oeuvre sur le terrain afin de rétablir la situation, mais la Société d'État n'est pas en mesure de préciser quand la situation reviendra à la normale.
Avec Daniel LeBlanc