Les bénéficiaires sont désormais redirigés vers la Conférence St-Joseph.

Un comptoir alimentaire ferme dans le secteur Hull

Faute de bénévoles, un comptoir alimentaire qui venait en aide mensuellement à quelques dizaines de familles dans le secteur Hull, a été contraint de fermer ses portes au début septembre.

Sans trop faire de bruit, la Conférence Saint-Vincent de Paul St-Jean Bosco, qui était approvisionnée par Moisson Outaouais, a cessé ses activités. Il ne devrait toutefois pas y avoir de rupture de services, car les bénéficiaires sont désormais redirigés vers la Conférence St-Joseph, un kilomètre plus loin. Cette organisation prendra la relève pour répondre aux besoins des quelque 35 personnes qui cognaient à la porte de la Conférence St-Bosco pour remplir leur réfrigérateur et leur garde-manger. 

«Il ne restait que deux bénévoles là-bas. Il faut comprendre que personne n’est payé et que la moyenne d’âge est supérieure à 70 ans. Ça pose un problème majeur. À un moment donné, il y a un manque d’énergie et la relève est difficile à trouver», affirme Alain Talbot, président du conseil central de la Saint-Vincent de Paul en Outaouais. 

Ce dernier assure qu’il y aura une continuité de services, mais ne cache pas qu’il y aura sans contredit des impacts pour le second comptoir alimentaire étant donné la hausse du nombre de gens aidés.

«Là où ça fera le plus mal, c’est que St-Jean-Bosco avait une fréquence de services tous les mois, alors qu’à St-Joseph, ils maintiennent déjà les services à bout de bras. En ajoutant 35 autres personnes, il va y avoir une certaine diminution des services et de la quantité de nourriture qui pourra être distribuée. C’est dommage, ça fait mal au cœur. On n’a pas les reins assez solides pour offrir une aide alimentaire pour une semaine complète, on pourra dépanner pour deux ou trois jours, tout en étant plus généreux s’il y a des enfants», explique-t-il. 

M. Talbot précise qu’au-delà de la quantité d’aliments distribués, un autre élément prime. 

«Le plus important, c’est l’accueil des gens. Ils doivent piler sur leur orgueil pour venir ici. Quand ils arrivent, ils ont la confiance dans les talons et il ne faut pas les juger. Nous ne sommes pas là pour ça. On doit les écouter, sauf que ça demande de l’énergie et de la disponibilité aux bénévoles», conclut-il.