La résiliation du contrat de l'ex-directeur général de la CSCV, Pierre Daoust, coûte aux contribuables 50 000$ par an.
La résiliation du contrat de l'ex-directeur général de la CSCV, Pierre Daoust, coûte aux contribuables 50 000$ par an.

Un boulet de 750 000$ pour la CSCV

Jessy Laflamme
Jessy Laflamme
Le Droit
Alors que la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) fait des pieds et des mains pour affronter les compressions budgétaires, la résiliation du contrat de son ancien directeur général, Pierre Daoust, en 2008, entraîne des dépenses supplémentaires d'au moins 50 000$ par année. Sur une période de 15 ans, l'annulation de ce contrat coûtera la somme de 750 000$ aux contribuables.
Selon des données obtenues par la Loi d'accès à l'information, le directeur général actuel de la CSCV, Raynald Goudreau, gagne 129 757$, tandis que le salaire de Pierre Daoust, maintenant directeur adjoint des écoles Sacré-Coeur et Saint-Laurent, dans le secteur est de Gatineau, se chiffre à 131 687$.
Les commissaires ont résilié le contrat de M. Daoust en janvier 2008, à cause d'un lien de confiance brisé, et l'ont affecté à une tâche de directeur adjoint. Ainsi, depuis déjà cinq ans, il gagne au minimum 50000$ de plus par année que ses collègues, puisque le salaire d'un directeur adjoint se chiffre habituellement entre 59 151$ et 78 866$.
De plus, M. Daoust gardera sa pleine rémunération jusqu'à sa retraite. Donc, s'il reste en poste dix ans encore, la CSCV aura payé 500 000$ de salaire supplémentaire, plus les 250000$ accumulés depuis sa réaffectation.
«Une fois qu'un d.g. a travaillé deux ans, il est protégé, explique Serge Lefebvre de l'Association des directeurs généraux des commissions scolaires du Québec. Donc, s'il est réaffecté à un autre emploi, il garde la même rémunération. Cependant, il existe d'autres façons de mettre un terme à une entente. Par exemple, il aurait pu être question d'indemnité de départ.»