Un adolescent est détenu à Sherbrooke dans une affaire d’incitation à craindre des activités terroristes.

Un ado voulait joindre Daech

Un adolescent est détenu à Sherbrooke dans une affaire d’incitation à craindre des activités terroristes.

Au cours des derniers mois, l’adolescent aurait tenu des propos lors de conversations de jeux en ligne ou sur les réseaux sociaux laissant croire qu’il pourrait joindre les rangs du groupe armé État islamique ou Daech.

La poursuite a porté contre lui l’accusation d’avoir transmis des renseignements qui, compte tenu du contexte, sont susceptibles de faire raisonnablement craindre des activités terroristes.

Ce crime, passible d’une peine maximale de cinq ans d’emprisonnement, aurait été commis entre le 1er février et le 5 juin 2018.

Une accusation de menaces de mort ou de causer des lésions à une ou plusieurs personnes entre les 5 et 6 juin a aussi été déposée contre l’adolescent. L’équipe intégrée de la sécurité nationale de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) a effectué cette enquête.

L’adolescent a subi son enquête sur remise en liberté, jeudi, en chambre de la jeunesse de la Cour du Québec au palais de justice de Sherbrooke.

Un enquêteur de la GRC a présenté la preuve à la juge Lise Gagnon de la Cour du Québec.

La procureure aux poursuites criminelles Me Francine Gilbert s’oppose à la remise en liberté de l’adolescent, tandis que Me Mireille Leblanc en assure la défense.

La juge Gagnon a pris la demande de remise en liberté en délibéré. Elle rendra sa décision le 5 juillet prochain.