Isabelle Privé et Claudia St-Pierre portent fièrement les couleurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Trophée Roses des Sables: une très longue journée

Rissani, MAROC — Les filles qui s’étaient inscrites au Trophée Roses des sables désiraient vivre de grandes aventures. Elles ont été servies dimanche avec plus de 200 kilomètres au compteur lors d’une étape de plus de dix heures pour la plupart. De plus, la noirceur s’est mise de la partie, alors qu’à 22 h (17 h heure du Québec) 29 équipes sur les 141 au départ n’avaient toujours pas rejoint l’arrivée.

Toutefois, les trois équipages du Saguenay-Lac-Saint-Jean étaient toutes au fil d’arrivée au moment d’écrire ces lignes.

L’étape du jour se nommait « Wonder Woman » et les femmes ont dû vraiment être merveilleuses pour réussir à trouver leur chemin au milieu du désert marocain. Le paysage donnait souvent l’impression d’être le sol lunaire, soit une terre aride rocailleuse très demandante pour la mécanique des bolides.

Les quelques rares passages sablonneux ont d’ailleurs causé bien des maux de tête, alors que plusieurs s’y sont enlisées. À un moment donné, un ensemble de dunes ressemblait à un vaste stationnement alors que les coureuses devaient trouver la ligne idéale entre les voitures immobilisées et les montées au sable trop mou pour s’y aventurer.

À d’autres moments, la difficulté venait à trouver le chemin recommandé sur une surface plane large de plusieurs kilomètres, parsemés de rares plantes, rencontrant même au détour quelques Marocains en plein désert.

Le soleil, lui, tapait fort en milieu de journée, mais de rares nuages ont donné un répit en fin de journée. Certaines n’en avaient d’ailleurs qu’un vague souvenir ayant fait leur arrivée bien après qu’il se soit caché derrière les dunes et les nuages. Toutes s’étaient fait la main la veille dans le cadre d’une étape courue de nuit. Cette expérience a été utile.

Mireille Marcil et Cynthia Ouellet, de Dolbeau-Mistassini, occupaient le 4e rang au total après la première journée..

Mais une fois passé 19 h, la situation s’est compliquée pour celles qui étaient encore sur le parcours. Rappelons qu’elles ne bénéficient que d’un carnet de route avec des indications sommaires et une boussole. Toutefois, il faut savoir qu’elles sont géolocalisées en permanence et qu’elles peuvent signaler un état de détresse. À 20 h, 60 équipes n’avaient pas encore terminé leur périple.

Les plus rapides ont cumulé un temps d’environ 8 h. À 22 h, celles en piste y étaient depuis 14 h.