Marjorie Morin, de Saint-Félix-d’Otis, a été la première à s’élancer pour «aller essayer» son quad. Sans copilote, elle aura la lourde tâche de s’orienter seule.

Trophée Roses des Sables: c’est un départ!

Errachidia, Maroc — Le grand jour est enfin arrivé pour les 58 Québécoises qui prennent part à la 18e édition du Trophée Roses des Sables. C’est samedi matin à 8h au Maroc, donc à 3h au Québec, que le départ sera donné.

Quarante participantes sont arrivées par autobus depuis Meknès, mais 18 autres sont arrivées à bord de leur véhicule 4X4. C’est que l’organisation offre l’opportunité de se rendre directement au départ, en plein désert, où des machines neuves leur sont livrées. Toutes les autres participantes, en majorité des Françaises, ont fait le trajet depuis la France à bord de leurs véhicules à travers l’Espagne puis le Maroc, après avoir fait la traversée par bateau.

Marjorie Morin, de Saint-Félix-d’Otis, a été la première à s’élancer pour «aller essayer» son quad. Sans copilote, elle aura la lourde tâche de s’orienter seule.

Un peu avant l’heure du souper (ou plutôt du dîner comme le disent les Français), c’était la découverte du désert et l’anticipation pour les filles arrivées par autobus d’enfin pouvoir piloter les véhicules tout-terrain de type côte-à-côte BRP et les quads. Pour leur part, la porte-parole Marie-Ève Perron et Valérie De Launière, originaire de Chambord, ont mis la main sur une magnifique camionnette Toyota multicolore, comme si elles avaient été la cible d’une équipe de paintball.

Au coucher du Soleil, les premières équipes en provenance de la France faisaient leur arrivée sur le site du départ.

En plus de devoir affronter le sable durant la journée, c’est en plein désert qu’est installé un gigantesque bivouac qui accueille les quelque 280 coureuses. Une logistique impressionnante permet de monter et démonter une multitude de tentes qui forment un village, un peu à l’image d’une légion romaine dans Astérix…

Cynthia Ouellet et Mireille Marcil, de Dolbeau, affichaient une large confiance à la veille du départ.

Une grosse journée

Les filles ont par la suite eu droit à la présentation de ce qu’elles ont au menu pour samedi. «Il y a d’abord un réchauffement qui fait 40 kilomètres qui va permettre à toutes ces filles de se familiariser avec la piste, d’une part, et d’autre part, de se familiariser avec le carnet de route, pour essayer de comprendre un peu comment évoluer avec les boussoles et autres», a d’abord expliqué Jean-Jacques Rey, le fondateur et inventeur de l’épreuve en compagnie de sa fille Géraldine. Il a indiqué que malgré l’appellation, ce sera bien une étape officielle.

Les carnets de route sont remis la veille de chaque départ et représentent la seule façon de s’orienter. Les pilotes et copilotes doivent rejoindre des points de passage virtuels obligatoires. À la fin de la journée, leur kilométrage est transmis via un compteur à bord. De plus, pour une raison de sécurité, les véhicules sont géolocalisés. Il faut répéter que le temps n’est d’aucune importance dans les classements.

Par la suite, sur l’heure du midi, «elles sont reçues dans un village avec l’organisme Enfants du désert par les femmes de ce village qui ont préparé des couscous dans leur maison pour que les filles voient un petit peu où elles habitent, comment elles vivent.

Il y a aussi beaucoup de filles qui ont marrainé des enfants, c’est-à-dire qu’elles paient tous les mois pour s’occuper de la scolarisation de leur enfant. Ces marrainages sont surtout orientés vers des femmes seules», a-t-il poursuivi lors de l’entretien.

Une fois de retour au bivouac, c’est la tombée du jour qui représentera le prochain défi. «Demain soir, c’est l’étape de nuit qui est très intéressante, parce que souvent, les filles suivent les feux rouges des filles qui sont devant, mais qui n’ont pas forcément raison. Il faut plutôt qu’elles fassent une lecture très attentive du carnet de route au mètre près, de façon à prendre exactement la piste pour faire le moins de kilométrage possible. C’est une étape qui va prendre entre une heure et trois heures pour les dernières, car elle est très courte», a-t-il conclu.

Les participantes couvertes par le réseau GCM

#    Classe    Noms    Origine

Le Quotidien et Le Progrès

517    CàC    Cynthia Ouellet et Mireille Marcil    Dolbeau

518    CàC    Isabelle Privé et Claudia St-Pierre    Alma

615    QUAD    Marjorie Morin    Saint-Félix d’Otis

239    4X4    Marie-Ève Perron et Valérie De Launière (originaire de Chambord)

La Voix de l’Est et La Tribune

006    4X4    Renée Roy et Julie Bertrand    Granby

507    CàC    Brigitte Mittelhammer et Lyne Leclair    Ayer’s Cliff

508    CàC    Vanessa Ainslie et Isabelle Bresse    Stoke et Cookshire Eaton

500    CàC    Andréanne Chaput et Caroline Turgeon    Magog

559    CàC    Leila Leblanc et Julie Roy    East Angus et Waterville

Le Droit

21    4X4    Sylvie Lassonde et Nathalie Chaput    Gatineau

510    CàC    Aicha Abouziane et Audrey Marchand    Gatineau

563    CàC    Francesca Chamberland et Roxanne Belisle    Gatineau

Le Soleil

115    4X4    Maude Coulouarn et Mélanie Boutet    Saint-Augustin-de-Desmaures

CàC: Côte-à-côte