Il faut maintenant sonner avant d'entrer à la mairie de Saint-André-Avellin, puisque les portes sont verrouillées pour des questions de sécurité.

Trois scénarios sur la table

Aux prises avec une mairie vétuste et affligée par des problèmes de qualité de l’air considérés « dommageables » pour la santé du personnel municipal, Saint-André-Avellin planche à l’heure actuelle sur trois scénarios dans le but de se redonner rapidement un hôtel de ville digne de ce nom ainsi qu’une caserne d’incendie moderne.

Depuis le 15 novembre dernier, les employés municipaux de Saint-André-Avellin ne travaillent plus à l’intérieur de l’hôtel de ville située au 119, rue Principale après que celui-ci ait été évacué pour des questions de santé et de sécurité. La municipalité avait ordonné le transfert temporaire de ses employés vers l’immeuble situé au 3, rue Principale, à la suite d’une évaluation du bâtiment effectuée durant l’automne par une équipe médico-environnementale du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais.

Or, près de quatre mois après cette évacuation préventive, il est désormais clair que les employés de Saint-André-Avellin ne retourneront pas à l’intérieur des murs de la mairie dans l’état actuel où elle se trouve.

« Le jour où on va déménager du 3, rue Principale, c’est soit parce qu’on aura rénové la mairie actuelle, qu’on aura reconstruit ou qu’on aura déménagé en haut du Complexe Whissell. Nous sommes au pied du mur », affirme le maire de Saint-André-Avellin, Jean-René Carrière.

Ce dernier soutient que trois projets sont actuellement à l’étude afin de relocaliser l’administration municipale de façon permanente. Rénover l’actuelle mairie coûterait environ 2,4 millions de dollars, selon une évaluation réalisée en 2016. Raser le bâtiment du 119, rue Principale, et reconstruire l’édifice à neuf ainsi que la caserne d’incendie qui s’y rattache représente un projet estimé à 4,5 millions, dont 65 % de la facture pourrait être épongé par Québec.

Finalement, le conseil pourrait décider de déménager les bureaux municipaux à l’intérieur de l’actuelle bibliothèque municipale voisine du Complexe Whissell. Ce scénario n’est cependant pas chiffré pour le moment, mais pourrait représenter la solution la plus pratique, selon le maire Carrière, puisque la bibliothèque devra de toute façon elle aussi subir prochainement une importante cure de rajeunissement en raison de problèmes d’infiltration d’eau, notamment. Une nouvelle caserne d’incendie à son emplacement actuel pourrait ensuite être construite lors d’une deuxième phase de travaux, avance le premier magistrat.

Une demande de subvention vient d’ailleurs d’être logée à Québec dans le but de construire une nouvelle bibliothèque à l’intérieur du Complexe Whissell, laquelle serait rattachée à un nouvel hôtel de ville localisé à cet endroit. Une demande de subvention a aussi été envoyée au provincial pour l’ajout d’une salle multisports à l’infrastructure du Complexe Whissell déjà existante afin de répondre à la forte utilisation des lieux.

« On essaie d’avoir une vision d’avenir avec la situation qu’on vit. Tant qu’à rebâtir, on aimerait joindre l’utile à l’agréable. Il y a des plages horaires présentement au Complexe Whissell où tout est loué. L’endroit est utilisé à sa pleine capacité, donc la demande est là. En étant au centre de la Petite-Nation, Saint-André-Avellin est un centre de services où tout converge vers nous. On veut offrir plus de services », explique M. Carrière.

Quoi qu’il en soit, la municipalité entend tenir une consultation publique au printemps sur l’ensemble du dossier, assure le maire, qui dit espérer une première pelletée de terre avant la fin de l’été, peu importe le projet qui aura été sélectionné.