Pierre Deschamps, fondateur de Grands frères Grandes soeurs de l'Outaouais.

Trente-cinq chandelles pour Grands frères Grandes soeurs de l'Outaouais

Pierre Deschamps a fondé Grands frères Grandes soeurs de l’Outaouais (GFGSO) en 1983. Trente-cinq ans plus tard, il y retrouve une organisation vibrante et en bonne santé.

M. Deschamps s’est impliqué à nouveau dans GFGSO il y a quelques mois après être revenu dans la région. 

«J’ai été agréablement surpris de tout ce qui se passait et de constater combien l’organisme avait avancé et cheminé au cours des dernières années, et que l’association était en bonne forme», a partagé M. Deschamps, samedi, lors d’un barbecue au parc Moussette à Gatineau pour souligner les 35 ans d’existence des GFGSO.

De nombreux jeunes et adultes ont bénéficié des jumelages au fil des ans, dont Donald Gagnon, le grand frère de Zachary, un adolescent de 15 ans. La paire était sur place pour participer aux célébrations.

«J’avais beaucoup de temps et je réfléchissais aux meilleures manières de faire quelque chose de bien. J’étais déjà impliqué avec Moisson Outaouais et la Ottawa Humane Society, mais je cherchais quelque chose de plus personnel. J’ai soumis mon nom pour être grand frère. On m’a présenté Zachary et sa mère, et nous avons décidé d’essayer, et ça fait deux ans et demi que je suis son grand frère», a expliqué l’homme de 66 ans, père de cinq enfants, tous adultes.

Zachary et son grand frère, Donald.

Donald et Zachary font beaucoup d’activités, comme du bénévolat, du magasinage, l’épicerie, visionner des films au cinéma, de la construction et faire du sport.

«Je retire beaucoup des expériences de vie que je n’aurais pas eues autrement», a résumé Zachary.

GFGSO a présentement quelque 45 jumelages traditionnels. L’organisme offre aussi divers programmes de mentorat pour quelque 500 jeunes en Outaouais pour lutter contre le décrochage scolaire, l’intimidation, la délinquance juvénile et l’isolement. Depuis 2015, le nombre d’enfants desservis est passé de 41 à 506, soit une croissance de 838 %, a précisé GFGSO.

«Les programmes se sont multipliés au cours des dernières années. C’est fantastique», a mentionné M. Deschamps.

«À travers une activité, on peaufine les habiletés sociales des jeunes. On les aide à développer une estime de soi. C’est ça qui est important», a partagé Pierre Deschamps.