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COVID-19

[AU FRONT] Marie-Karlynn Laflamme, de l'UQAC: la communication, le nerf de la guerre

Partout, des travailleurs et travailleuses sont au front malgré l’arrêt d’un nombre incalculable d’activités sociales, culturelles, économiques. La Coopérative nationale de l’information indépendante vous propose une série de portraits de ceux qui doivent garder le fort, malgré la crise qui chamboule tout le monde. Des héros du quotidien de plusieurs secteurs d’activités, qui demeurent en poste malgré un Québec qui est en pause.

La directrice du Service des communications et des relations publiques à l’Université du Québec à Chicoutimi, Marie-Karlynn Laflamme, n’a pas quitté son poste depuis le début de la crise, à la mi-mars. Bien que le milieu de l’éducation soit, lui aussi, sur pause, la relationniste travaille de 7h30 à 22h, histoire de répondre à toutes les demandes, autant de la part des médias que de la population universitaire. Et, selon elle, la communication reste le nerf de la guerre.

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[AU FRONT] Jean-Philippe Guyon, paramédic: «On est des acteurs de première ligne»

Partout, des travailleurs et travailleuses sont au front malgré l'arrêt d'un nombre incalculable d'activités sociales, culturelles, économiques. Les journaux de la Coopérative nationale de l’information indépendante publient une série de portraits de ceux pour qui il n’y a ni isolement à la maison ni télétravail. Ces héros du quotidien qui montent la garde dans nos vies chamboulées.

Paramédic depuis 17 ans et superviseur au sein de l’entreprise ambulancière Dessercom à Granby, Jean-Philippe Guyon est au cœur de l’action. En carrière, il n’a jamais vécu une crise de l’ampleur de celle de la COVID-19 qui frappe présentement le monde entier. Ses collègues de travail et lui sont sur la ligne de front. Malgré l’inquiétude et la peur, ils gardent le moral et sont prêts à intervenir auprès de la population.

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[AU FRONT] Yves Morin, camionneur: «Ça a changé la dynamique»

Partout, des travailleurs et travailleuses sont au front malgré l'arrêt d'un nombre incalculable d'activités sociales, culturelles, économiques. Les journaux de la Coopérative nationale de l’information indépendante publient une série de portraits de ceux pour qui il n’y a ni isolement à la maison ni télétravail. Ces héros du quotidien qui montent la garde dans nos vies chamboulées.

Le transport de marchandises représente un rouage majeur dans l’économie du pays et une façon éprouvée d’avoir accès à une longue liste de produits. Yves Morin, 52 ans, compte près de 20 ans d’expérience comme camionneur, dont les trois dernières à l’emploi de la compagnie drummondvilloise Bourret International. Ce résident de Notre-Dame-du-Mont-Carmel, en Mauricie, est à même de constater que la COVID-19 a créé des changements importants dans son travail, du jamais-vu dans sa carrière.

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[AU FRONT] Georges Tadi, propriétaire de dépanneur: « Le quartier a besoin de nous »

Partout, des travailleurs et travailleuses sont au front malgré l'arrêt d'un nombre incalculable d'activités sociales, culturelles, économiques. Les journaux de la Coopérative nationale de l'information indépendante amorcent aujourd'hui une série de portrait de ceux pour qui il n'y a ni isolement à la maison, ni télétravail. Ces héros du quotidien qui tiennent le fort dans nos vies chamboulées.

S’il y a une entreprise qui est près de ses clients, c’est bien le dépanneur de quartier. Commerce de proximité par excellence, on y vient pour un litre de lait, un pain, quelques litres d’essence ou, parfois, juste pour une jasette avec le proprio au gré d’une marche dans les rues du quartier. Georges Tadi est ce genre de commerçant. 

Physique imposant, mais toujours le beau « bonjour » quand on entre dans son dépanneur Bonisoir du boulevard La Gappe, à Gatineau, Georges embauche huit personnes et il en a long à dire sur cette crise de la COVID-19 qui frappe la planète.

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[AU FRONT] Jennie Boutet, infirmière: «Nous avons l’impression d’aller à la guerre»

Partout, des travailleurs et travailleuses sont au front malgré l’arrêt d’un nombre incalculable d’activités sociales, culturelles et économiques. Les médias membres de la Coopérative nationale de l’information indépendante amorcent aujourd’hui une série de portraits de ceux pour qui il n’y a ni isolement à la maison ni télétravail. Ces héros du quotidien qui tiennent le fort dans nos vies chamboulées.

Les «anges gardiens de la société» comme les surnomme le premier ministre, François Legault, depuis le début de la crise sont à même de constater l’étendue de la situation sur le terrain. Jennie Boutet fait partie de ces nombreux professionnels de la santé qui se relaient pour le bien commun. À 44 ans et une vingtaine d’années d’expérience derrière elle, l’infirmière clinicienne aux soins intensifs pédiatriques du Centre hospitalier de l’Université Laval (CHUL) a été témoin de toutes sortes de situations. Or, elle qualifie la crise de la COVID-19 comme l’une des plus difficiles qu’elle aura eu à vivre dans sa carrière. 

Q  Depuis le début de la crise, à quoi ressemble votre quotidien à l’hôpital?

Pour l’instant les soins aux patients n’ont pas changé. Nous sommes tous un peu sur le qui- vive. Les inquiétudes du personnel sont palpables, l’ambiance fébrile, mais nos gestionnaires et l’équipe de prévention des infections nous gardent au courant presqu’en temps réel et assistent à plusieurs rencontres par jour. En arrière-scène par contre, une importante équipe se mobilise à une vitesse extraordinaire afin que nous soyons prêts pour l’éventuelle crise. Naturellement, ayant à être au front, il reste quand même une anxiété face à l’inconnu et nous craignons d’être contaminés ou d’être vecteurs pour nos enfants et conjoints. 

Q  Est-ce que la situation actuelle vous rappelle d’autres événements semblables à celui que nous sommes en train de vivre? 

R  Ayant vécu le SRAS et la H1N1, nous pouvons dire que la préparation était semblable, mais jamais la situation n’a été aussi inquiétante. Le SRAS ne s’est pas rendu jusqu’à nous et la H1N1 a été contrôlée par la vaccination massive de la population. Ce qui est inquiétant avec la COVID-19, c’est que la seule façon de contrôler sa propagation repose sur la bonne foi de la population et sa volonté de respecter les consignes mises en place.

Q  En tant que professionnelle de la santé, quel sentiment éprouvez-vous face au fait d’être au front pour aider les gens? Le premier ministre, François Legault, vous qualifie d’«anges gardiens de la société», comment vous qualifieriez-vous en ces temps de crise?

R  Pour la première fois de ma carrière, j’observe que mes collègues et moi sommes inquiets pour notre propre santé. Nous avons vraiment l’impression d’aller à la guerre. Les gens ne respectent pas toutes les règles. Plus il y a de malades, plus le risque est grand pour nous. Nous avons peur de tomber au combat et ne pas pouvoir donner les soins nécessaires à tous les patients pendant cette pandémie. Nous avons vraiment besoin de l’appui de la population en ce moment. Si tout le monde respecte les consignes, ça va faire une énorme différence. 

Je me qualifie comme une infirmière dévouée qui va faire son travail du mieux qu’elle peut jusqu’au bout, en espérant que nous passions tous à travers de cette crise sans trop de dommages. Je suis une humaine, une maman, une belle-maman, une conjointe, une sœur, une fille, une amie et malgré mon choix de carrière que j’adore, je n’ai jamais demandé d’aller à la guerre et ma famille non plus. C’est le respect des consignes par la population qui va me permettre de faire mon vrai travail : soigner et sauver les gens.