Le copropriétaire de La Brasserie du Bas-Canada, Gabriel Girard Bernier

Transport interprovincial d’alcool: «c’est une bonne nouvelle»

La microbrasserie gatinoise La Brasserie du Bas-Canada qualifie « d’avancée intéressante à première vue » la volonté exprimée par les provinces du pays d’abaisser les barrières commerciales sur le transport interprovincial d’alcool.

« C’est une bonne nouvelle pour l’industrie, ça, c’est certain, même dans la mesure où on n’a pas encore tous les détails. C’est signe qu’il semble déjà y avoir un certain progrès », de dire Gabriel Girard Bernier, copropriétaire de l’entreprise qui a pignon sur rue sur le boulevard La Gappe depuis le printemps 2017. 

Le mois dernier, rappelons-le, la Brasserie du Bas-Canada et la microbrasserie Flora Hall, à Ottawa, ont uni leur savoir-faire pour créer la bière Gérard Comeau, un geste symbolique pour dénoncer les lois actuelles sur le commerce interprovincial d’alcool, que bon nombre de gens jugent désuètes. 

La cervoise a été baptisée ainsi en hommage au Néo-Brunswickois qui s’est battu jusqu’en Cour suprême du Canada afin d’obtenir le droit d’acheter de la bière au Québec sans limites de quantité. Il a cependant été débouté devant le plus haut tribunal du pays il y a trois mois. 

Le jeune homme d’affaires souligne que la commercialisation de la nouvelle bière au nom révélateur s’est avérée un succès la semaine dernière dans une demi-douzaine de bars des deux côtés de la rivière. 

Il espère maintenant que les choses vont changer dans les plus brefs délais, particulièrement au Québec et en Ontario, les deux provinces qui concernent directement la région de la capitale. 

« Il est évident que ces lois ont sérieusement besoin d’être mises à jour, il y a de la réglementation qui date de l’époque de la prohibition. Dans les régions frontalières comme la nôtre, ce serait une bonne chose pour les entreprises d’avoir accès aux deux marchés. C’est hypocrite, en quelque sorte. Les gens s’approvisionnent d’un côté et de l’autre, mais les brasseries ne peuvent pas y vendre leurs produits », lance-t-il.