Le conseiller Glen Gower croit que les membres du conseil municipal et de la Commission du transport en commun perdent du temps à tenter de tout comprendre des enjeux techniques qui affligent l’O-Train.
Le conseiller Glen Gower croit que les membres du conseil municipal et de la Commission du transport en commun perdent du temps à tenter de tout comprendre des enjeux techniques qui affligent l’O-Train.

Train léger: les élus ont une approche inefficace, selon Gower

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Le conseiller de Stittsville, Glen Gower, invite ses collègues du conseil municipal à revoir leur approche dans le dossier du train léger. Il déplore une certaine microgestion de la part des élus de la Ville d’Ottawa.

« Je trouve qu’on se concentre beaucoup sur les écrous et les boulons. Littéralement, on essaie de réparer le système et de comprendre les enjeux techniques », soutient M. Gower.

L’élu du sud-ouest d’Ottawa a rédigé une lettre ouverte dans les derniers jours afin de faire connaître son point de vue. Il croit que les membres du conseil municipal et de la Commission du transport en commun perdent du temps à tenter de tout comprendre des enjeux techniques qui affligent l’O-Train.

Les critiques constantes dirigées à l’endroit des responsables du transport en commun à Ottawa contribuent également à miner la confiance du public envers ce mode de déplacement, croit Glen Gower. Il craint des impacts néfastes sur l’avenir de la Ville d’Ottawa.

« On aura 1,5 million d’habitants dans les prochaines décennies. La seule façon de soutenir les besoins de mobilité, c’est avec du bon transport en commun. Nous avons déjà perdu la confiance du public et si ça continue de s’éroder, qu’on ne rebâtit pas ce lien de confiance, nous aurons de la difficulté à obtenir le soutien du public pour des investissements significatifs dont nous avons besoin », insiste l’élu.

Confiance aux fonctionnaires

Glen Gower croit fermement que les élus devraient se doter d’une vision claire pour le transport en commun à Ottawa et laisser les fonctionnaires faire leur travail.

« Il y a beaucoup de désaccords sur l’avenir du transport en commun dans notre ville, même pour des enjeux simples. Devrait-on se concentrer sur le service aux heures de pointe ou bien étendre notre offre de services les soirs et les fins de semaine ? Quel est le meilleur usage de nos fonds : un gel des tarifs ou l’achat de nouveaux autobus ? », explique M. Gower.

« Je demeure optimiste que nous allons résoudre les enjeux techniques avec le train bientôt, mais même si nous réussissons, notre vision n’est pas claire », ajoute le conseiller de Stittsville.

Même si l’urgence n’est pas aussi grande, Glen Gower compare la marche à suivre pour l’O-Train avec ce qui s’est produit lors de la crue printanière de 2019.

« Lorsque la crise était en cours, nous cherchions uniquement à trouver des solutions et nous ne remettions pas en question les membres de la direction responsables des mesures d’urgence, nous n’essayions pas de leur dire ce qu’ils devraient faire », rappelle M. Gower.