Le maire Maxime Pedneaud-Jobin.
Le maire Maxime Pedneaud-Jobin.

«Tout le monde a le droit de s'enfarger»

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Maxime Pedneaud-Jobin soutient que malgré sa sortie publique pour dénoncer les propos de Richard Bégin dans LeDroit de vendredi dernier, les deux hommes continuent d'entretenir une relation saine.
Le maire de Gatineau est revenu sur cet incident en point de presse, hier. Il a défendu sa décision de se dissocier publiquement des propos du conseiller d'Action Gatineau et président du Comité consultatif d'urbanisme.
«Avant d'émettre quoi que ce soit, on a échangé tous les deux. Je lui ai dit que je devais réagir à ça. Il comprenait et disait que, dès la lecture du journal, il a réalisé son erreur et qu'il devait s'excuser.»
Le maire a également soutenu que les relations entre les deux hommes n'ont pas été entachées par l'épisode. Il a défendu M. Bégin en affirmant que «tout le monde a le droit de s'enfarger» à l'occasion.
«M. Bégin reste, et je le répète, la personne la plus compétente autour de la table pour occuper le poste qu'il occupe. Il y a un apprentissage à faire, comme tout le monde, de la vie qu'on mène.»
Vendredi matin, Richard Bégin avait soulevé des doutes sur l'honnêteté d'une haute fonctionnaire du service de l'urbanisme dans le dossier du 79, chemin Fraser. Maxime Pedneaud-Jobin avait refusé toutes les demandes d'entrevue sur le sujet et s'était contenté d'un message sur son blogue et sur son compte Facebook.
«Je me dissocie des propos exprimés par Richard Bégin, avait écrit le maire. M. Bégin a commis une grave erreur en mettant en doute les actions d'un fonctionnaire par la voie des médias.»