Cette année, une vingtaine de familles verront le père Noël, le Grincheux et leurs lutins débarquer chez elles.

Tournée d'Animaxion: le Grincheux fait des heureux

Le père Noël existe... et le Grincheux aussi.

C’est du moins ce que le Gatinois Jean Langlois et son équipe d’Animaxion aimeraient bien nous faire croire.

La veille de Noël, ces artistes de la scène emprunteront les costumes des grands classiques des Fêtes afin d’apporter un peu de joie et de réconfort à ceux et celles qui en ont véritablement besoin. Et bien souvent, ces personnes sont des enfants.

« Nous travaillons avec des centres de la petite enfance (CPE) et des organismes communautaires reconnus afin qu’ils puissent nous référer des familles de la région qui ont besoin d’un moment de réjouissance et de répit à la veille de Noël », explique au Droit Jean Langlois, artiste et patron d’Animaxion.

Le concept de cette activité est simple. Se rendre où sont ceux et celles qui les attendent. Et parfois, de bien drôles de surprises peuvent se produire pendant leur tournée.

« Nous avons deux équipes sur la route, explique Jean Langlois qui personnifie le Grincheux de manière spectaculaire. Il y a l’équipe du père Noël, que l’on appelle la Santa Team et qui donne les cadeaux. Et il y a celle du Grinch, la Grinch Team qui perçoit les dons. Parce que oui, nous allons aussi chez des gens mieux nantis afin de recueillir des dons en argent, en cadeaux et en nourriture. C’est le Grinch qui s’occupe de ça, alors que Santa, lui, joue son rôle de personnage adoré des enfants. »
Le concept n’est certes pas banal, surtout que ces équipes d’artistes bénévoles se mettent en route le 24 décembre, en plein cœur de l’après-midi.

« Je crois sincèrement que nous sommes les seuls à tenir une telle activité la veille de Noël, de renchérir Jean. Parfois, notre tournée se termine au petit matin, mais je dois avouer que nous adorons ça. En fait, l’équipe est principalement composée de gens qui ne réveillonnent pas alors, après notre tournée, on se fait un petit party entre amis. »

Selon les années, le nombre de participants varie. Pour l’édition 2018, chacune des équipes peut compter sur 15 participants, soit au final, l’engagement d’une trentaine de personnes.

Le Gatinois Jean Langlois et son équipe d’Animaxion offrent à de familles de la région un moment de réjouissance à la veille de Noël.

Une tradition

« Ça fait maintenant 17 ans que je prends la route, avec des amis, pour faire cette tournée du 24 décembre, confie M. Langlois. Je n’ai pas eu une enfance facile et je peux comprendre ce que vivent ces enfants. Alors, il est naturel pour moi de m’engager auprès d’eux. Par contre, ce n’est pas le cas pour toutes les personnes qui m’accompagnent dans ma folie alors, je leur en suis d’autant plus reconnaissant. Pour être franc, je les admire beaucoup et ils me motivent à continuer cette activité année après année. »

Plusieurs musiciens et artistes de la scène font partie de l’équipe. Parmi eux, la chanteuse de jazz Deborah Davis et le pianiste Clément Paré, qui prend l'accordéon pour l'occasion. Une belle équipe technique composée d’une maquilleuse, deux costumières, une coiffeuse et deux chauffeurs les entoure également.

Cette année, une vingtaine de familles verront le père Noël, le Grincheux et leurs lutins débarquer chez elles. Note intéressante démontrant tout le sérieux de la démarche, les lutins ont été formés par Brad Denys, un chorégraphe et metteur en scène qui a été associé au Cirque du Soleil.

Pour en savoir un peu plus ou faire un don, il suffit de communiquer avec Jean Langlois en composant le 819-962-1881.

Pour l’édition 2018, chacune des équipes peut compter sur 15 participants.

PLAISIR ET TRISTESSE AU RENDEZ-VOUS

Tous les membres de l’équipe d’Animaxion qui prennent part à la tournée du Grincheux ont en commun cette empathie pour les enfants et leurs familles.

« Ça fait du bien, ces journées-là, confie le pianiste et accordéoniste pour l’occasion Clément Paré. Je suis avec cette belle gang-là depuis une dizaine d’années maintenant et je ne vois pas pourquoi je passerais mon 24 décembre autrement. » 

Le musicien n’hésite jamais à répondre à l’appel de l’organisateur Jean Langlois. « Si Jean mettait fin à cette activité, je ne saurais pas quoi faire à la veille de Noël, ajoute-t-il. Maintenant, pour ma conjointe et moi, c’est devenu une tradition. » 

Mais, comme M. Paré l’explique au Droit, il y a des moments déchirants au cours de cette soirée. Des moments où le plaisir et la tristesse se mélangent. « Parfois, on arrive chez des gens et c’est vraiment la fête. Alors, on se mêle au party et on élève d’un cran le plaisir, confie-t-il. Mais à la visite suivante, on peut découvrir une famille qui vit dans la détresse et la tristesse la plus profonde. Alors là, notre engagement prend une tout autre tournure. » 

Pour Clément Paré et l’ensemble de l’équipe de bénévoles, il n’est pas question de faire autre chose de leur 24 décembre. 

« Nous jouons un rôle important dans la vie de ces enfants et de ces familles, même si on sait très bien qu’on finira la soirée avec le motton dans la gorge, dit-il. Et pour être bien franc, ça nous fait autant de bien, à nous, que ça peut en faire à ces gens. Mais c’est nécessaire, pour eux et pour nous. »