Le maire Maxime Pedneaud-Jobin et Geneviève Dumas, présidente de Tourisme Outaouais, en compagnie de plusieurs membres de la délégation chinoise de sculpteurs sur neige des Mosaïvernales, lors du lancement de la saison touristique hivernale en Outaouais.

Tourisme en Outaouais: innover sans rien échapper

Après l’exceptionnelle année touristique que fut 2017, Tourisme Outaouais tentera de profiter au maximum de cet élan, en 2018, en misant sur une nouveauté qui pourrait créer une certaine effervescence, tout en tablant sur des acquis traditionnels, comme les sports d’hiver.

Dans la mire de l’équipe de marketing de Tourisme Outaouais, on attend beaucoup des Mosaïvernales, qui débuteront le 26 janvier, au parc Jacques-Cartier Sud. 

Les 25 sculpteurs chinois qui confectionneront les trente quelques créations de neige viennent d’arriver à Gatineau, il y a quelques jours. Ils sont à pied d’œuvre dans le parc et le compte à rebours est commencé, avant l’ouverture officielle de l’événement. 

En novembre dernier, Tourisme Outaouais orchestrait une première offensive auprès des grossistes chinois, un marché qui visiblement intéresse maintenant l’industrie touristique québécoise, traditionnellement tournée vers la France et les États-Unis, alors que Tourisme Ottawa exploite déjà le filon chinois depuis quelques années. Tourisme Outaouais s’en inspire désormais et a même participé à une mission en Chine avec l’Alliance de l’industrie touristique du Québec, en y envoyant un délégué en 2017. 

« Le marché de la Chine est un marché qui est convoité par beaucoup de monde en tourisme. Les Chinois voyagent et ont de l’argent. On souhaite les attirer. Pour la première fois, cet automne, on a envoyé un de nos délégués de l’international en Chine. Ce qu’on n’avait jamais fait », explique France Bélisle, directrice générale de Tourisme Outaouais.

Survivre à une année exceptionnelle

On sait que l’année 2017 fut artificiellement gonflée par les fêtes du 150e du Canada qui ont profité d’investissements majeurs et d’une rare affluence de visiteurs. Les restaurateurs du centre-ville de Gatineau ont enregistré des hausses de revenus de 20 % à 55 % selon les commerces, l’été dernier. 

Une étude commandée par Tourisme Outaouais estimait que la notoriété de la région avait augmenté de 3 % l’an dernier, par rapport à 2016, auprès du public montréalais, grâce aux différentes activités publiques et récréatives fortement médiatisées qui s’y sont déroulées.

« La région attire, bon an, mal an, quatre millions de visiteurs par année. Et on en a accueilli un million de plus cet été. C’est là que le mot «nouveauté» prend tout son sens », insiste France Bélisle. 

Mais Tourisme Outaouais se doit aussi de ne pas négliger le marché local, car 75 % des internautes qui googlaient le mot-clé « Tourisme Outaouais » en 2017 étaient de la région, expliquait Caroline Malo, directrice du marketing à Tourisme Outaouais, lors du lancement de la saison hivernale, jeudi soir, au restaurant Gainsbourg, dans le Vieux-Hull.

L’année 2018 sera aussi celle du 40e anniversaire du Bal de Neige. Chaque année, près de 200 000 visiteurs prennent part aux activités du Bal de Neige au parc Jacques-Cartier. Plus de 2 000 glisseurs à l’heure empruntent les différentes glissades du site.

De nouvelles expériences

Pour ceux et celles qui voudraient briser la monotonie de l’hiver avec des activités sportives hors de l’ordinaire, pour une seconde année, la base de plein air Air-Eau-Bois de Bowman propose cet hiver ce sport hybride, aussi ambigu qu’original, le ski Hok, genre de croisement entre la marche en raquettes et le télémark. Il s’agit d’une technique développée par un Américain, au début des années 2000, et inspirée des peuples de la forêt de la région de l’Altaï, au carrefour de la Russie, de la Mongolie, du Kazakhstan et de la Chine. Sa version adaptée en sport de glisse hors-piste est une expérience qui intéressera ceux qui cherchent à briser les habitudes. 

C’est aussi le second hiver pour le patinage en forêt en Outaouais sur un site adjacent au parc de la Gatineau, au Lac-des-Loups. On parle ici de trois kilomètres de sentiers glacés, en forêt, entretenus quotidiennement, à moins de 45 minutes de Gatineau-Ottawa.