José Théodore
José Théodore

Théodore heureux à Washington

Marc Brassard
Marc Brassard
Le Droit
Il a beau avoir été laissé sur le banc mardi soir, José Théodore ne regrette aucunement d'avoir choisi de signer un contrat avec les Capitals de Washington quand il est devenu joueur autonome l'été dernier.
L'ancien gardien des Olympiques de Hull et du Canadien de Montréal préfère affronter les tirs foudroyants d'Alexander Ovechkine à tous les jours lors des entraînements que lors de quelques parties au fil de la saison.
«Nous avons tellement une bonne équipe ici, c'est assez incroyable», a-t-il confié au Droit mardi, faisant exception à une règle voulant qu'il ne parle pas aux médias pendant la journée avant un match pour jaser avec une vieille connaissance.
«C'est un club très explosif, très axé sur l'offensive. Ça fait que mes statistiques ne sont peut-être pas extraordinaires. Mais je me balance pas mal de mes stats, l'important, c'est gagner», dit le gardien de 32 ans, qui entame une 13e saison chez les pros.
Théodore, qui a paraphé un contrat de deux ans pour 9 millions $ (4,5 millions $ par année), présente une moyenne de buts alloués de 3,44 et un taux d'efficacité de ,877 en sept parties avec les Capitals, remportant quatre de ses sept départs.
Il avait obtenu cinq départs consécutifs avant de céder sa place à son adjoint Brent Johnson mardi soir, séquence qui a pris fin avec un revers de 5-0 à Buffalo samedi dernier.
«Il a connu des hauts et des bas, les bas ayant surtout été lors du premier match de la saison (revers de 7-6 contre Dallas) et lors du 10e (à Buffalo). Entre les deux, il a été bon. Notre situation devant le filet n'est pas bien différente de celle d'environ 26 clubs qui ont utilisé leurs deux gardiens jusqu'à maintenant», soulignait l'entraîneur-chef Bruce Boudreau hier matin.
Après deux saisons et demie passées à Denver, avec l'Avalanche du Colorado, Théo apprécie beaucoup d'être de retour dans la conférence de l'Est. «La différence dans la durée des voyages est tellement grande. Par exemple, on jouait à Buffalo samedi et là on joue à Ottawa (mardi). Avec l'Avalanche, on serait parti pour quatre jours, alors que là, nous sommes retournés chez nous samedi soir, puis on a fait un vol d'une heure lundi pour venir ici. C'est pas mal plus facile sur la famille», a dit le conjoint de Stéphanie Cloutier et père d'une fille de deux ans, Romy.
Son déménagement des Rocheuses vers la capitale américaine a été d'autant plus facile que malgré la crise économique aux États-Unis, il a réussi à vendre sa maison de Denver sans trop de problème.
«Je n'ai pas trop perdu en la vendant à Darcy Tucker quand il a signé avec l'Avalanche», raconte-t-il.