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Des fonctionnaires ne peuvent pas faire de télétravail en raison d’un manque de ressources informatiques.
Des fonctionnaires ne peuvent pas faire de télétravail en raison d’un manque de ressources informatiques.

Télétravail: pas assez d’ordinateurs pour les fonctionnaires québécois

Jean-Simon Milette
Jean-Simon Milette
Le Droit
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Malgré la mise en place par le gouvernement Legault d’une mesure obligeant le télétravail, plusieurs fonctionnaires de l’Outaouais doivent encore travailler du bureau en raison d’un manque d’ordinateurs.

Avant la période des Fêtes, le gouvernement du Québec avait annoncé que tous les employés de bureau devaient obligatoirement faire du télétravail. Une mesure qui s’inscrit dans le plan de la Santé publique pour contenir la propagation de la COVID-19 dans la province.

Cependant, plusieurs employés des centres de service du ministère des Transports en Outaouais ne peuvent respecter la consigne gouvernementale en raison d’un manque de ressources informatiques.


« Je ne peux pas croire qu’on nous dit de garder le cap, mais que d’un autre côté on n’a pas les ressources pour le faire. Ça n’a aucun sens. »
Le président régional du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Michel Girard

« On rencontre souvent le Conseil du Trésor et on nous dit de garder le cap. Par contre, dans les centres de service en Outaouais on fait rentrer les travailleurs sous prétexte qu’on n’a pas d’ordinateurs à leur fournir. On demande aux gens de se servir de leur ordinateur personnel », explique au Droit le président régional du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec, Michel Girard.

« Ça va complètement à l’encontre de ce que le gouvernement dit. Je trouve ça inacceptable qu’il y ait encore une discordance entre ce que le premier ministre nous dit et ce que les ministères font. »

M. Girard affirme avoir entretenu des discussions avec la directrice de l'exploitation en Outaouais, Suzanne Roy. Selon lui, le problème d’approvisionnement d’ordinateurs proviendrait du ministère lui-même et non des centres de service.

« Je ne peux pas croire qu’on nous dit de garder le cap, mais que d’un autre côté on n’a pas les ressources pour le faire. Ça n’a aucun sens. Il faut que tout le monde suive ce que le gouvernement dit, les ministères également. »

M. Girard affirme avoir fait des démarches pour qu’il y ait des discussions avec les instances à Québec, « mais le Conseil du Trésor nous dit que c’est réglé dans les ministères. Je parle aux directions régionales en Outaouais et on me dit “on ne peut pas acheter plus d’ordinateurs”. Il y a quelque chose qui ne marche pas quelque part. »

M. Girard donne aussi l’exemple d’un employé du centre de service du ministère des Transports à Maniwaki qui donne de la formation à temps plein au centre de services de Campbell’s Bay.

« Cette personne-là se promène librement d’un secteur à l’autre et donne des formations à temps plein. C’est ridicule. À Maniwaki, ils sont trois employés et il y en a deux qui sont au bureau à temps plein. »

« Si les gens remarquent d’autres incohérences comme celle-là, c’est important d’avertir leur syndicat pour qu’on trouve une solution. La sécurité des employés est primordiale », conclut-il.