Le président de la CSCV, Éric Antoine

Taxe scolaire: la CSCV lance un appel à tous

La Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) demande à la population de se mobiliser et de faire pression sur Québec afin que « l'iniquité de la taxe scolaire en Outaouais » découlant de l'exode de contribuables vers la Commission scolaire Western Québec (CSWQ) soit réglée avant l'adoption de son budget 2017-2018 prévu le 28 juin.
Par voie de communiqué, la CSCV a dénoncé hier l'attitude du ministre de l'Éducation, Sébastien Proulx, qui s'était engagé en avril auprès des instances scolaire de l'Outaouais à fournir des solutions dans cet épineux dossier. 
La semaine dernière, la CSCV a repoussé l'adoption de son budget à la fin juin dans l'espoir que Québec propose une mesure afin d'éviter une hausse substantielle de la taxe scolaire pour 2017-2018.
La commission scolaire demande à la population de son territoire d'écrire au député de Papineau, Alexandre Iracà, ainsi qu'au ministre Proulx, pour dénoncer la situation.
« On demande au ministre Proulx de respecter sa promesse faite en avril. Il est minuit moins une. On a fait des pressions sur la députation outaouaise, on a essayé de faire appel aux comités de parents. Je ne veux pas dire que nous sommes à court de ressources, mais ce qu'on souhaite aujourd'hui c'est que la population fasse pression. Les gens ont juste besoin d'une feuille ou d'un courriel pour écrire au député de Papineau et au ministre », a affirmé au Droit Éric Antoine, président de la CSCV.
Avec la migration de nombreux payeurs de taxes vers la (CSWQ), la CSCV soutient que la facture de la taxe doit être répartie entre 30 000 payeurs, alors qu'ils étaient près de 33 000 auparavant.
En vertu du Produit maximal de la taxe, la CSCV devra percevoir 15,5 millions auprès de ses contribuables pour la prochaine année scolaire. Une hausse de 6,67 % du compte de taxes est ainsi anticipée pour 2017-2018.
M. Antoine réclame ni plus ni moins une « mesure compensatoire » temporaire de la part du gouvernement en vue d'atténuer à court terme les effets de cette migration vers la commission scolaire anglophone. 
L'uniformisation du taux de taxation scolaire en Outaouais pourrait ensuite être implantée à la suite d'un amendement à la loi. Autrement, ce seront les parents d'élèves qui vont payer la facture plus salée, fait valoir M. Antoine.
« Le ministre doit prendre une décision. Ce dont on a besoin, c'est d'une mesure compensatoire en argent pour diminuer l'impact tout de suite et empêcher qu'on pige dans le pouvoir d'achat des familles. Ensuite, on pourra travailler ensemble pour trouver une solution équitable pour tous. Si ça continue, on va atteindre le plafond d'ici deux ans », indique le président de la CSCV.
En avril, le président de la Commission scolaire des Draveurs, Claude Beaulieu, avait laissé entendre que les commissions scolaires francophones de la région avaient perdu depuis deux ans l'équivalent de 16 000 propriétaires fonciers.