Denis Tasse a chiffré ses engagements, mercredi.

Tassé peine à expliquer son cadre financier

Denis Tassé est devenu, mercredi, le troisième candidat à la mairie de Gatineau à chiffrer ses engagements à l’intérieur d’un cadre financier. La pression de ses adversaires s’était d’ailleurs accentuée au cours des derniers jours afin qu’il se livre, lui aussi, à ce périlleux exercice comptable.

Le président du comité du budget depuis 12 ans qui, dès le début de la campagne électorale s’est présenté comme le candidat de la rigueur budgétaire, a eu beaucoup de difficulté à expliquer son cadre financier aux médias. M. Tassé a été incapable de répondre avec précision à la majorité des questions des journalistes. 

Après plusieurs questions demeurées sans véritable réponse, le responsable des communications de M. Tassé a mis fin à l’exercice, après 20 minutes de conférence de presse chaotique. 

C’est à ce moment que le conseiller et aide de camp de M. Tassé dans la présente campagne, Maxime Tremblay, est venu à la rescousse du candidat à la mairie. « J’ai fait vérifier ce cadre par deux comptables et ça fonctionne », a-t-il affirmé au détour de quelques explications pointues. 

M. Tassé s’engage à investir quatre millions $ de plus que les augmentations de la quote-part de la Ville pour de nouveaux services à la Société de transport de l’Outaouais (STO). Cet investissement est inscrit à l’année 2021 dans le cadre financier. « Oui, mais on peut commencer à bonifier plus tôt s’il le faut, a indiqué M. Tassé. Il y a un fonds de roulement à la Ville. Sur un budget de 600 millions $, il y a toujours des surplus, une marge de manœuvre pour agir, alors il n’y a pas de problème là. »

Devant le barrage de questions concernant des investissements de plusieurs millions de dollars dans la protection du patrimoine, dans l’installation de borne WI-FI, dans la sauvegarde du lac Beauchamp, dans l’aménagement du parc des Cèdres et dans plusieurs autres projets, et devant l’impatience des représentants des médias face au manque de précision, M. Tassé a fini par admettre la complexité de son document. 

« Je vais vous le dire, ce n’est pas évident d’expliquer un cadre financier, mais nous, ce qu’on dit, c’est que nos engagements sont chiffrés à partir du montant récurrent et non récurrent, a-t-il affirmé. Peut-être qu’on va trop dans le détail. Notre taux de taxe sera de 1,5 % à 2,3 % et c’est ça que le citoyen veut avoir et c’est ça qu’on va lui donner. C’est avec ces chiffres-là qu’on va faire en sorte qu’on est capable de le faire. Et à l’intérieur de ça, on offre aux citoyens le service qu’il veut, c’est aussi simple que ça. Pour nous, c’est clair. Vous avez tous les chiffres et ça cadre. »