Les pourparlers entre la partie patronale et la partie syndicale pour trouver une solution à l'impasse dans les négociations pour le renouvellement du contrat de travail des chauffeurs et des employés de l'entretien sont très difficiles.

Suspension d'un dirigeant syndical de la STO

Le président du syndicat des chauffeurs et employés de l'entretien à la Société de transport de l'Outaouais (STO) n'a pas mâché ses mots à l'endroit de la direction du transporteur public qui a imposé une suspension de trois jours à son vice-président.
« L'employeur, tout ce qu'il veut, c'est d'essayer de détruire le syndicat. Il n'est pas intéressé à négocier. C'est malheureux, mais il ne pense pas aux clients et à leurs employés », a déploré dimanche le président du Syndicat uni du transport, local 591, Félix Gendron.
Le vice-président du syndicat des chauffeurs et employés de l'entretien de la STO, Guy Gosselin, a écopé d'une suspension de trois jours sans solde de l'employeur, selon ce qu'indique la page 2 d'une lettre du transporteur public que le syndicat a publiée sur sa page Facebook.
Cette partie de la lettre, datée du 10 mars 2017, ne donne pas les raisons motivant la sanction, mais fait état de « fautes graves » qui « se veulent une récidive des faits qui vous étaient reprochés dans la lettre du 23 décembre 2016 ».
« Votre comportement en tant qu'employé est inacceptable et ne peut être tolérée par la Société », indique la lettre, qui précise que les dates de suspension seront définies ultérieurement.
Selon la version des faits de M. Gendron, Guy Gosselin est monté au bureau des ressources humaines avec une vingtaine de chauffeurs et employés de l'entretien lorsqu'il était en rencontre disciplinaire au début de janvier. 
« Ils sont montés pour montrer qu'ils étaient derrière moi, et deux mois plus tard il a reçu une lettre de suspension pour trois jours. Ils n'ont simplement que monté et scandé leur solidarité avec le syndicat », a raconté Félix Gendron.
M. Gosselin avait déjà été sanctionné par la STO, et suspendu pour une journée.
Sur sa page Facebook, le syndicat écrit : « Une autre suspension pour notre V.-P. On se rapproche d'une entente, go STO go ! », citation qu'il accompagne d'une émoticône affichant un état d'esprit sarcastique.
Les pourparlers entre la partie patronale et la partie syndicale pour trouver une solution à l'impasse dans les négociations pour le renouvellement du contrat de travail des chauffeurs et des employés de l'entretien sont très difficiles. 
Les deux parties n'ont pu s'entendre récemment sur le processus d'arbitrage. Une nouvelle rencontre sur le sujet, en présence du médiateur, doit avoir lieu mercredi.
« Ce que les dirigeants de la STO ne comprennent pas, c'est qu'ils sont obligés de travailler avec le syndicat. Si ce n'est pas moi qui est là, ce sera quelqu'un d'autre. C'est pitoyable comme entreprise, mais c'est là où nous en sommes », a pesté M. Gendron.
La direction de la STO n'a pas répondu à une demande du Droit pour connaître les raisons de la suspension de M. Gosselin.