Le syndicat des Métallos rencontrait les travailleurs de l’usine Sural dimanche en début de soirée, alimentant les espoirs d’une relance des activités à l’usine de Bécancour.

Sural: le syndicat des Métallos rencontre ses membres

BÉCANCOUR — Le syndicat des Métallos convoquait les employés de l’usine Sural de Bécancour à une rencontre dimanche soir, selon une information que rapportait Radio-Canada, dimanche en après-midi. Cette nouvelle vient raviver les espoirs d’une relance rapide des activités de l’usine qui s’était placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies, mettant «temporairement» ses quelque 65 employés à pied, en février dernier.

Le syndicat des Métallos se refuse pour l’instant à tout commentaire. De son côté, Maurice Richard, président-directeur général de la Société du parc industriel et portuaire de Bécancour, soutient que s’il y a rencontre, c’est que le syndicat à quelque chose à présenter à ses membres.

Si M. Richard préfère ne pas spéculer sur la suite des choses, il convient qu’il s’agit d’un signal encourageant. «Ce dossier-là est actif, c’est très bon», commente-t-il. Il ne veut toutefois pas préciser s’il en sait davantage et rappelle qu’il est tenu au secret professionnel.

«C’est ce qu’on souhaitait le plus rapidement après la réouverture d’Alcoa. Rappelons-nous que l’élément clé dans le dossier de Sural c’est d’obtenir, par l’arrière, l’aluminium liquide», observe M. Richard, qui soutient qu’il s’agissait là d’une condition incontournable pour trouver un éventuel acheteur.

La fermeture de Sural n’est par ailleurs pas liée au conflit de travail qui a secoué l’ABI et qui vient de connaître son dénouement, selon Maurice Richard. L’usine qui fabrique des tiges d’aluminium à partir du métal en fusion que lui procure sa voisine ABI n’aurait jamais été en rupture de matière première, tout au long du lock-out, selon lui. Les difficultés qui ont mené à sa fermeture relèvent d’une problématique de gestion, maintient-il.

«On n’avait pas d’indication que l’usine à Bécancour n’était pas rentable, ce n’est pas de ça dont on parle. On parle d’une usine qui a été fermée parce que l’ensemble des entreprises appartenant à ces propriétaires-là a des problèmes financiers», relate M. Richard. Rappelons que l’usine Sural appartient à un groupe d’affaires vénézuélien qui possède aussi une usine à Victoriaville. Cette dernière a connu le même sort que l’usine de Bécancour.

Pour Jean-Guy Dubois, maire de Bécancour, la nouvelle d’une rencontre syndicale est assurément positive. Joint sur la Côte-Nord, où il profite d’une semaine de vacances, celui-ci souligne que Sural est la seule entreprise de la région qui fait de la transformation de matière première. Ce secteur d’activités correspond aux aspirations de la municipalité en matière de développement industriel, fait-il valoir.

Le maire Dubois relate que deux groupes se sont manifestés dans le dernier mois quant à une possible relance de l’usine. La rencontre syndicale de dimanche constitue pour lui un autre signe que le dossier avance rondement.

«J’ai grande confiance, c’est rare que je dise ça, mais dans ce cas là, l’usine est construite, l’usine avait déjà un marché, je souhaite que ça fonctionne», conclut-il.