Mathieu Boileau (à droite), atteint de la fibrose kystique, s'amuse avec le jeune Théo Dumais lors de la marche de samedi.
Mathieu Boileau (à droite), atteint de la fibrose kystique, s'amuse avec le jeune Théo Dumais lors de la marche de samedi.

Succès pour la première marche Destination Guérison

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Pendant plusieurs années, Lyne Lacroix était l'âme de la section Outaouais de Fibrose kystique Québec. Affaiblie par la maladie, elle a dû laisser sa place. Mais elle peut maintenant prendre soin d'elle en paix.
Son remplaçant à la présidence, Mario Gagnon, souhaite donner un nouveau souffle à l'organisme. Un nouveau conseil d'administration a été formé, avec une nouvelle équipe de bénévoles et de nouvelles activités, comme la marche Destination Guérison.
L'activité s'est conclue par un grand succès, samedi. Les organisateurs ne se faisaient pas d'attente. Ils ne savaient pas combien d'argent ils amasseraient ni combien de gens participeraient. Ils ont amassé plus de 10 000$.
«Si on ramassait 2000$, on s'est dit que ce serait beau», affirme M. Gagnon.
L'activité en plein air a permis de rassembler la trentaine de personnes atteintes de la maladie en Outaouais. Dans un espace restreint, ce rassemblement serait impossible en raison du risque de contamination croisée. «C'est un événement rassembleur, souligne Mario Gagnon. La marche donne la chance de parler et d'échanger un peu.»
Sensibiliser et revendiquer
En plus de rassembler les malades, M. Gagnon affirme que ce nouvel événement permet de ramener le projecteur sur la fibrose kystique, une maladie peu connue du public.
Le président de la section Outaouais de Fibrose kystique Québec espère profiter de cet élan pour revendiquer certains services, comme le retour d'une clinique pour la fibrose kystique au Centre de santé et de services sociaux de Gatineau. «On va travailler pour ramener l'équipe qui s'est dispersée un peu.»
Mario Gagnon et son équipe aimeraient également que le gouvernement du Québec finance le dépistage néonatal, qui permet aux parents de savoir plus rapidement si leur poupon est atteint de la maladie et lui offrir immédiatement les soins appropriés.
Une pétition de 3000 signatures a d'ailleurs été déposée à l'Assemblée nationale par le député de Chapleau, Marc Carrière. «On est la seule province canadienne qui ne l'a pas», souligne M. Gagnon.