Ça pagayait fort pour le Centre CARMEN, samedi.

Succès au Festival de bateaux-dragons du Centre CARMEN

Ça pagayait fort samedi au lac Leamy lors de la 12e édition du Festival de bateaux-dragons au profit du Centre CARMEN de Gatineau.

Une vingtaine d’équipes se sont disputé l’honneur de terminer premier, mais leur participation se voulait surtout une occasion de contribuer à amasser des fonds pour l’organisation qui offre divers services et ateliers visant à promouvoir la qualité de vie de personnes atteintes de cancer et de douleurs chroniques, ainsi que leurs proches aidants. 

RECORD

L’objectif de 225 000 $ a été fracassé alors que ce sont 228 000 $ qui ont été récoltés grâce à l’activité. Le Festival constitue la principale source de financement, l’organisme ne recevant aucune subvention gouvernementale. Son budget annuel est de 325 000 $.

«On a eu une super collecte de fonds, c’est fou !», s’est réjoui la présidente du conseil d’administration du Centre CARMEN, Sophie Thibeault, précisant qu’il s’agit d’un record, et que c’est la première fois que l’objectif fut atteint ou dépassé.

BRISER L'ISOLEMENT

La directrice générale du Centre CARMEN, Marie Laroche, a indiqué que l’organisation offre à leur clientèle tous les outils pour passer à travers la maladie.

«Nous ne voulons pas que les gens se sentent isolés. On veut qu’ils s’accrochent à la vie. Nous sommes là pour eux et leur famille», a-t-elle expliqué.

La directrice générale du Centre CARMEN, Marie Laroche.

Le Festival de bateaux-dragons comptait plusieurs entreprises, dont Ed Brunet et PwC, ainsi que des organisations comme la Fraternité des policiers et policières de Gatineau. Selon Mme Laroche, l’événement permet aussi aux équipes de faire du team building de manière conviviale.

Pour Sophie Thibeault, le Festival permet en outre de faire connaître l’organisation.

«Plus ça va, plus on sensibilise les gens à la cause parce que le Centre CARMEN est malheureusement encore méconnu. On constate qu’il y a plein de gens qui auraient besoin de nous, mais qui ne nous connaissent pas», a expliqué Mme Thibeault, précisant que le Centre offre divers services positifs comme l’art thérapie, la musicothérapie, du yoga réparateur et du yoga du rire.

«Les gens viennent au Centre et ressortent avec des outils pour gérer et explorer les émotions, parce qu’un diagnostic comme celui du cancer vient avec une décharge d’émotions, à la fois de la détresse, de la peur, de la frustration et de la colère», a ajouté Mme Thibeault, qui a eu un cancer en 2012. Gérer tout cela fait en sorte que la douleur est moins profonde».

«Il y a des gens à qui on a sauvé la vie. D’apprendre la nouvelle, de se faire dire qu’il n’y a plus rien à faire ou que les chances sont minces, souvent les personnes atteintes vont abandonner. Le jour où tu abandonnes, il n’y a plus rien de possible. En venant au Centre, ils ont vu des gens qui ont passé au travers de la maladie. Ils ont exploré les émotions, renversé les émotions négatives et la colère dans un désir de vivre. À partir du moment où tu veux vivre, tout est possible. Il y a en qui ont guéri, d’autres qui ont prolongé leur vie, mais surtout ils ont amélioré la qualité de vie qu’ils avaient», a continué Mme Thibeault.