La STO a mené une enquête auprès de 1000 usagers.

STO: Gatineau satisfait, Aylmer plus critique

Une enquête menée en novembre dernier par la firme Léger, auprès d’environ 1000 passagers de la Société de transport de l’Outaouais (STO), révèle que 29 % des clients estiment que la qualité de leurs déplacements en autobus s’est améliorée dans l’ensemble, tandis que 16 % ont noté une dégradation des services offerts. Un client sur deux, environ, considère que rien n’a changé depuis 2016.

C’est dans Gatineau que les usagers sont les plus satisfaits (avec une note de 7,3 sur 10), mais c’est à Aylmer que l’on retrouve davantage de passagers mécontents (6,3 sur 10) quant à la qualité des services offerts par la STO de façon générale.

Six « dimensions » ont été analysées dans le cadre de l’enquête, soit la fréquence de passage des autobus, la ponctualité des autobus aux arrêts, le temps de déplacement de ceux-ci, les outils d’information offerts par la STO aux usagers (Plani-bus, Infobus...), la courtoisie des chauffeurs et la qualité des services offerts en général. 

Les secteurs analysés sont ceux d’Aylmer, du Plateau, de Hull, de Gatineau, de Buckingham et de Masson-Angers.

Un peu, beaucoup, énormément

La satisfaction de la clientèle à l’égard des temps de déplacement des autobus est à la hausse depuis les dernières années, mais la STO reconnaît que son plus grand défi demeure la  fréquence  de  passage des bus (aux arrêts) ; élément qui obtient une note moyennement satisfaisante.

La STO estime que les indices de satisfaction sont supérieurs aujourd’hui qu’ils ne l’étaient en 2016, année de sondage relativement creuse à cause des travaux routiers dans les centres-villes d’Ottawa et de Hull qui auraient fait sourciller les répondants d’alors. Les notes accordées en 2017 sont aussi supérieures à celles de 2012, avant l’entrée en scène du Rapibus. De tels sondages sont effectués chaque année par la STO et la firme Léger depuis 2008.

1006 personnes consultées

Pour l’année 2017, la STO considère que le degré de satisfaction du public envers ses chauffeurs a atteint des sommets avec une note « record » de 8,3 sur 10. 

La STO estime aussi que dans l’ensemble, les notes de satisfaction affichées en 2017, pour l’ensemble de l’étude, sont supérieures au sondage précédent (de 2016), mais les données obtenues dans Masson-Angers sont demeurées stables.

L’enquête a été menée entre le 1er et le 23 décembre 2017 auprès de 1006 résidants adultes de Gatineau, par téléphone et Internet. Autant d’hommes que de femmes ont été sondés ; tous au-dessus de 18 ans. L’échantillonnage des répondants de Gatineau était supérieur et comptait pour 44 % des usagers sondés des six secteurs géographiques. 68 % des personnes jointes étaient francophones et 60 % d’entre elles possédaient un emploi à temps plein.

14 contraventions

La STO, comme d’autres sociétés de transport au Québec, a écopé, récemment, de 14 contraventions reliées au surpoids affiché par ses véhicules. Il s’agirait d’une grève du zèle que livreraient les contrôleurs routiers, en conflit de travail avec leur employeur. La présidente de la STO, Myriam Nadeau, a confirmé au Droit que sa société de transport contesterait le tout. À 262 $ la contravention, cela donne une facture de 3668 $ à régler pour la STO.

Notons également une augmentation de l’achalandage des autobus de la STO de 4,2 % pour février, avec une croissance de 4 % pour les deux premiers mois de l’année, alors que l’objectif annuel que s’est fixé la STO est de 1 %. Une autre donnée qui a réjoui le conseil d’administration de la société de transport, réuni, jeudi soir, à son siège social.

Par ailleurs, le titre de transport ÉCHO, qui offre des tarifs réduits aux résidents de Gatineau dont le revenu annuel se situe sous le seuil du faible revenu, connaît un succès non négligeable depuis son lancement. 875 demandes ont été enregistrées à ce jour, dont 329 abonnements durant le seul mois de février.