L’Association du lac Papineau nord demande au MERN de réviser la cartographie du lac Papineau afin de confirmer l’appartenance au domaine de l’État d’au moins trois îles ne figurant pas sur le plan actuel.

Statut indéfini pour des îles du lac Papineau

L’Association du lac Papineau nord demande au ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN) de réviser la cartographie du lac Papineau afin de confirmer l’appartenance au domaine de l’État d’au moins trois îles ne figurant pas sur le plan actuel de ce plan d’eau.

Le lac Papineau avait été déclaré voie navigable publique par la Cour d’appel du Québec en 2014 à la suite d’une longue bataille juridique entamée à l’époque par des résidents de Boileau qui réclamaient le droit de pêcher et de circuler sur le plan d’eau situé sur le territoire de la réserve Kenauk, vaste domaine privé propriété d’un groupe d’homme d’affaires parmi lesquels on retrouve un ancien haut dirigeant de Google, Patrick Pichette.

Kenauk Immobilière S.E.C. avait par la suite tenté de porter la cause en appel, mais la requête avait été rejetée par le tribunal, confirmant du même coup que lac Papineau et ses îles, qui chevauchent les territoires géographiques des municipalités de Notre-Dame-de-Bonsecours et Grenville-sur-la-Rouge, étaient du domaine public de l’État et que la population avait le droit d’y circuler librement.

Henri Gariépy, président de l’Association du lac Papineau nord qui regroupe dans ses rangs un peu plus de 70 membres, affirme que la cartographie du lac est désormais erronée puisque le niveau d’eau a subi des modifications ces dernières années en raison de la présence de barrages.

«Avec le niveau de l’eau qui a changé, on a réalisé que certaines îles, au moins trois ou quatre, ne figurent pas sur la cartographie, alors que le jugement de 2014 disait que le lac et toutes ses îles étaient du domaine du public. S’il y a des îles qui ne figurent pas sur cette cartographie, en principe, ça veut dire qu’elles ne sont pas publiques», explique M. Gariépy.

L’objectif de la démarche n’est pas de relancer une bataille avec les propriétaires de la réserve Kenauk, mais bien d’éclaircir la situation dans le but d’éviter des flous législatifs, soutient M. Gariépy.

Le regroupement présidé par ce dernier a déposé une demande formelle au MERN afin que le gouvernement fasse reconnaître à son nom toutes les îles du lac Papineau.

Au MERN, on a indiqué au Droit que le dossier était en cours d’analyse.

«L’Association de même que les autorités locales seront informées des résultats lorsque les analyses seront complétées», a indiqué Catherine Ippersiel, porte-parole du ministère, par voie écrite.