Malgré la période bien particulière que nous traversons actuellement, certains détenteurs d’une place de stationnement près de leur lieu de travail à Ottawa et Gatineau doivent payer les frais mensuels pour éviter de perdre leur place lorsque le déconfinement viendra.
Malgré la période bien particulière que nous traversons actuellement, certains détenteurs d’une place de stationnement près de leur lieu de travail à Ottawa et Gatineau doivent payer les frais mensuels pour éviter de perdre leur place lorsque le déconfinement viendra.

Stationnements: «On paie pour un service qu’on ne peut pas utiliser»

Malgré la période bien particulière que nous traversons actuellement, certains détenteurs d’une place de stationnement près de leur lieu de travail à Ottawa et Gatineau doivent payer les frais mensuels pour éviter de perdre leur place lorsque le déconfinement viendra.

La Ville de Gatineau fait partie des gestionnaires de stationnements à exiger le paiement mensuel d’un espace de stationnement.

«Le règlement a été assoupli, au lieu d’avoir jusqu’au 15 de chaque mois pour l’annulation d’une passe de stationnement, les gens ont jusqu’au 25, explique Paméla Touchette-Giroux du service des communications de la municipalité. S’ils décident de l’annuler, ils retournent à la fin de la liste d’attente par contre.»

Mme Touchette-Giroux explique également que «cette décision a été rendue à la suite d’une analyse considérant que la très grande majorité des personnes détenant un permis sont rémunérées et que les détenteurs de permis ont l’option d’annuler leur permis de stationnement puisque la Ville a assouplit sa réglementation à ce sujet.»

«On paie pour un service qu’on ne peut pas utiliser», déplore Mylène Lapratte, détentrice d’un permis de stationnement mensuel pour les rues du centre-ville.

«Notre seule option est de canceller et de retourner sur la liste d’attente, mais on peut devoir attendre pendant deux ans avant d’avoir une nouvelle place de stationnement», ajoute cette fonctionnaire du gouvernement fédéral.

Le Droit a appris que la situation est similaire dans plusieurs autres stationnements payants dans le cœur urbain d’Ottawa et de Gatineau. Le stationnement souterrain de L’Esplanade Laurier, par exemple, a offert la même option à une fonctionnaire fédérale la semaine dernière, soit de renoncer à sa place de stationnement et retourner sur une liste d’attente.

Gratuité pour certains

L’entreprise Dubé Stationnements — qui détient principalement des stationnements dans le Vieux-Hull — a choisi de ne pas facturer ses détenteurs d’une passe mensuelle pour la durée de la crise de la COVID-19.

«On est dans la crise comme tout le monde, ce n’est pas évident, reconnaît la directrice générale de l’entreprise, Katherine Bellfoy. Il faut payer des loyer, mais on ne peut pas imposer ces frais-là à nos clients non plus».

«À partir du mois d’avril, ces derniers auront la possibilité de suspendre temporairement leur permis. La situation sera réévaluée chaque mois et la même possibilité sera ouverte tant que la pandémie de COVID-19 continue à entraîner des répercussions marquées», indique de son côté le gestionnaire du secteur Transitway et stationnement de la Ville d’Ottawa, Scott Caldwell.

La multinationale Indigo qui gère les opérations de nombreux stationnements payants dans la région de la capitale fédérale indique quant à elle que «la nature contractuelle de la gouvernance de chaque stationnement influe sur la tarification».

«Indigo est pleinement à l’écoute de sa clientèle, et offre des solutions adaptées à la situation de la COVID-19 dans la majorité de ses stationnements, écrit par courriel un porte-parole de l’entreprise. Annulation, remboursement ou suspension temporaire de l’abonnement, Indigo considère chaque situation, chaque client, chaque stationnement.»