Le député d'Argenteuil, Yves St-Denis, joint sa voix à celle d'Alexandre Iracà pour réclamer l'élargissement de l'autoroute 50.

St-Denis veut aussi une « vraie » autoroute 50

Il n'y a pas qu'en Outaouais où la configuration de l'autoroute 50 est devenue un sujet de discussion familier.
À l'instar de son collègue de Papineau, Alexandre Iracà, le député provincial de la circonscription voisine d'Argenteuil, Yves St-Denis, compte lui aussi faire pression auprès du ministère des Transports du Québec pour obtenir l'élargissement futur de ce que plusieurs dans la région ont baptisé ces dernières années « l'autoroute de la mort ».
M. St-Denis, dont la circonscription située dans les Laurentides recouvre un peu plus d'une quinzaine de municipalités dont celles de Lachute, Grenville-sur-la-Rouge et Brownsburg-Chatham, estime qu'il est temps que l'autoroute 50 soit complétée à quatre voies puisque le débit de circulation a grimpé en flèche depuis son ouverture complète en 2012.
« Pour nous, il y a évidemment l'aspect sécuritaire et c'est pourquoi on veut qu'elle soit complétée. Le nombre d'accidents est constant. [...] Depuis 2012, il y a des endroits sur notre territoire où l'achalandage a plus que doublé. C'est en haut des prévisions du MTQ », a indiqué M. St-Denis, lorsque joint par Le Droit.
En décembre dernier, le député de Papineau, Alexandre Iracà, lors du bilan annuel du caucus libéral en Outaouais, a affirmé que l'élargissement de l'axe autoroutier devenait devenir une priorité régionale. M. St-Denis abonde dans le même sens.
« Alexandre et moi, nous en avons discuté. Nos prédécesseurs, David Whissell et Norm MacMillan, ont permis que l'autoroute soit ouverte d'un bout à l'autre, maintenant c'est à nous de prendre le flambeau pour faire le reste. Les gens s'attendent à avoir quatre voies, une vraie autoroute. Il ne doit pas y en avoir beaucoup d'autoroutes au Québec où on rencontre », fait remarquer M. St-Denis.
Une région « dévitalisée »
L'ajout de voies permettrait par ailleurs aux municipalités de sa circonscription de reprendre du galon en matière de développement économique, croit ce dernier.
« Dans Argenteuil, nous avons une région très dévitalisée. Avec nos parcs industriels, par exemple à Lachute, c'est sûr que quand tu as des structures routières plus efficaces et fluides, c'est plus intéressant pour des entrepreneurs et des nouveaux investisseurs. Nous sommes en compétition avec des grands centres comme Mirabel, St-Jérôme et Terrebonne », dit-il.
M. St-Denis ajoute avoir déjà abordé le sujet avec le ministre des Transports, Laurent Lessard. Le dossier devrait être de nouveau à l'ordre du jour d'une rencontre de caucus présessionnel au début du mois prochain.