Société

Combattre la solitude des aînés

Chaque année, plusieurs aînés se retrouvent seuls pendant le temps des Fêtes. À la Résidence de l’Île du secteur Hull, Fatima Horic a pris les choses en main afin de combattre la solitude et permettre à ces gens de s’amuser en cette période festive.

Activités physiques, bricolages, chorales, ce sont toutes des choses que Fatima organise pour les personnes âgées de la résidence pour personnes âgées. Avec sa perspective différente et quelque peu « rebelle » de ce type d’établissement, Fatima souhaite implanter une façon de faire différente du modèle bureaucratique.

Société

L’identité de genre échappe aux actes de décès

Bien que bon nombre de provinces offrent maintenant des certificats de naissance sans désignation du sexe, plusieurs membres des communautés trans et de la diversité de genre du Canada se disent préoccupées par le fait que leur identité vécue ne soit pas toujours reflétée dans les documents officiels après leur décès.

« C’est l’ultime insulte, explique Callum Tate, un Torontois transgenre dans la trentaine. Ça les efface sans que leur voix soit là pour dire : “Vous avez fait une erreur.” »

Environnement

Une manière écologique de tirer pleinement parti de son arbre de Noël

Les plantations canadiennes d’arbres de Noël produisent plus de trois millions de pins, d’épinettes et de sapins chaque année — et la plupart d’entre eux aboutissent rapidement au bord du chemin.

Pour mieux tirer parti de son arbre, l’organisme Conservation de la nature Canada (CNC) suggère plutôt de laisser dans sa cour.

Bien que la plupart des municipalités soient dotées de programmes pour le déchiqueter et le composter, conserver son vieil arbre de Noël dans sa cour donne un coup de pouce à Dame Nature, fait valoir Dan Kraus, biologiste à CNC.

«Mettez-le dehors dans la cour et vous constaterez que les oiseaux commenceront tout de suite à s’en servir, surtout si vous avez une mangeoire. Les oiseaux atterriront dans l’arbre avant de se rendre à la mangeoire. Certains d’entre eux pourraient même y rester la nuit pour s’abriter», expose-t-il.

«Vous pouvez décorer votre vieil arbre pour les oiseaux et les écureuils en faisant des choses comme accrocher du suif ou des arachides.»

Au cours de l’hiver, une bonne partie des aiguilles tomberont par elles-mêmes, ajoute-t-il, et au printemps, l’arbre sera prêt à être introduit dans le sol.

M. Kraus suggère d’en couper les branches au printemps et de les déposer autour des fleurs.

«Elles fourniront un peu de protection. Elles aideront à retenir l’humidité dans le sol, puis vous pourrez mettre le tronc quelque part sur le sol, ou même en tant que lisière pour votre jardin. Ça commencera immédiatement à fournir un habitat pour des crapauds ou encore des insectes au cours de l’été dans votre jardin», souligne-t-il.

Couper de petites branches et les placer en contact avec le sol favorise leur décomposition, précise-t-il.

«Vous nourrissez le sol. D’ici l’automne, les plus petites branches et les brindilles qui ont été en contact avec le sol se seront probablement assez décomposées. Elles pourraient même ne plus être là», affirme-t-il.

Quant au tronc, sa décomposition totale pourrait prendre quelques années, mais y percer des trous accélérera le processus.

«Ça va encourager les insectes à creuser dans le bois. Ça fournira un habitat et ça permettra au tronc de se décomposer plus rapidement», explique-t-il.

À ceux qui n’ont pas de terrain où laisser leur arbre, Dan Kraus recommande de s’assurer que leur municipalité le compostera, car un arbre qui aboutit dans un site d’enfouissement devient une source de méthane.

Société

Une tournée de cartes de Noël au CHSLD Lionel-Émond

Anne-Rose Lefebvre, une jeune fille âgée de 11 ans originaire de Gatineau, a mis de la joie dans le cœur d’une centaine de personnes âgées, à l’aube de la veille de Noël.

Accompagnée de ses deux parents et de son amie Anouk Fraser — qui l’a supportée tout au long du projet —, Anne-Rose a pris l’initiative de se rendre au CHSLD Lionel-Émond afin de distribuer quelque 150 cartes de Noël aux personnes âgées le 23 décembre dernier.

Pendant trois heures Anne-Rose et Anouk ont parcouru les cinq étages de l’édifice avec l’aide des infirmières et ont donné leurs cadeaux aux aînés.

« J’ai choisi d’aller là-bas parce que je ne savais pas trop dans quoi je m’embarquais et c’était proche de chez moi, explique la jeune fille d’un ton enthousiaste. »

Anne-Rose a toutefois dû se montrer forte alors qu’elle a vu, par moment, des gens dans des conditions loin d’être évidentes.

« On est tous sortis de là un peu bouleversés parce qu’il y a des choses qui sont plus difficiles à voir. Il y a des patients qui souffrent par exemple de cas d’Alzheimer sévère et qui ne comprenaient pas nécessairement le geste », explique son père Jérémie Lefebvre.

« Parfois, les gens ne comprenaient pas et nous redonnaient la carte, renchérit Anne-Rose. C’est certain que c’est difficile de voir des gens dans cet état-là, mais il ne fallait pas toujours s’attendre à des réponses parce que certaines personnes ne répondaient juste pas. Mais juste de voir leur sourire quand ils recevaient la carte c’était vraiment le fun. »

M. Lefebvre se dit d’ailleurs très impressionné par le geste qu’a posé sa fille.

« Je suis touché et clairement, je suis très impressionné par ma fille, lance-t-il. C’est un projet qu’elle a mené elle-même. Quand on tient les enfants par la main, on peut les amener à faire plein de trucs dans la vie, mais quand ils le font par eux-mêmes c’est particulièrement impressionnant. »

« Ça me donne une petite tape dans le dos comme papa et ça me dit que ma fille a le cœur à la bonne place », ajoute-t-il.

— Et Anne-Rose, est-ce que tu aimerais ça recommencer ce projet la au cours des prochaines années ?

— Oui ! lance-t-elle sans hésitation.