Société

Des certificats de naissance non binaires en Ontario

Un-e cinéaste né-e en Ontario a obtenu un certificat de naissance non binaire après un an d’efforts auprès des autorités provinciales.

Joshua Ferguson ne s’identifie ni comme un homme ni comme une femme - utilisant le pronom personnel pluriel «ils», en anglais. «Ils» estiment que ce certificat, obtenu de haute lutte, respecte davantage leur genre véritable.

Joshua Ferguson avait demandé sans succès à Services Ontario, en 2017, de modifier la mention de sexes sur son certificat de naissance, pour ajouter la case «non binaire». Une plainte à la Commission des droits de la personne a plus tard amené le gouvernement à modifier sa politique en matière de genres.

Les citoyens ontariens peuvent maintenant cocher dans un formulaire la case M, F ou X.

Par ailleurs, sur leur certificat de naissance, les Ontariens peuvent aussi choisir de ne plus préciser du tout le genre auquel ils s’identifient. L’Ontario avait offert précédemment des cartes non binaires pour le permis de conduire et l’assurance-maladie.

Joshua Ferguson estime que cette politique reconnaît l’existence des personnes non binaires. «Je sais que cette politique va sauver des vies.»

De tels certificats de naissance non binaires sont déjà délivrés à Terre-Neuve-et-Labrador et dans les Territoires du Nord-Ouest.

Société

Donner une nouvelle vie aux déchets

Le Conseil régional de l’environnement et du développement durable de l’Outaouais (CREDDO) vient de recevoir 151 100 $ de Québec et Ottawa pour faire grandir son programme d’économie circulaire, qui vise l’échange de matières résiduelles pouvant servir de matières premières à certaines entreprises.

Le projet Synergie Outaouais du CREDDO, qui avait déjà obtenu un montant de près de 30 000 $ du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation du Québec pour la réalisation de sa première phase, vient d’obtenir une nouvelle aide de 41 100 $ du gouvernement provincial. L’annonce en a été faite lundi matin par la députée de Hull, Maryse Gaudreault, qui prévoit que l’équipe du CREDDO aura « beaucoup de pain sur la planche » dans le cadre de son projet.

Société

Ratés dans les tests d’alertes sur mobile

Des erreurs de codage ont engendré quelques ratés dans des tests d’alertes au Québec, lundi matin.

Ces tests doivent servir à améliorer les appels au public lors d’alertes Amber ou autres incidents mettant la sécurité du public en danger. Ils étaient prévus dans le cadre de la Semaine de la sécurité civile.

À 9h55, non seulement les diffuseurs radio et télé devaient émettre un signal d’alerte, mais les fournisseurs de service cellulaire devaient aussi le faire en activant une alerte sur les téléphones.

Selon de brèves explications fournies par le CRTC, en début d’après-midi, des erreurs de codage sont à l’origine de ce raté.

À 13h55, c’était au tour de l’Ontario de recevoir de telles alertes. Elles ont fonctionné sur les radios et téléviseurs de la province.

Seulement certains cellulaires ont reçu des alertes, en Ontario.

Le protocole touchant les alertes sur les téléphones devrait être révisé dans les prochains jours.

Un autre test doit être fait d’ici la fin de la semaine, pour valider la faisabilité du protocole par téléphone cellulaire.

Société

Le CIASF reprend ses activités

Fermé deux depuis mois en raison de difficultés financières, le Centre d’intervention en abus sexuels pour la famille (CIASF) reprend du service en se concentrant uniquement sur sa mission première.

L’organisme n’est toutefois pas en mesure de poursuivre ses activités dans sa nouvelle maison du 130, boulevard Saint-Raymond. Les services destinés aux enfants victimes d’abus sexuels et à leurs proches seront maintenant offerts dans les anciens locaux du CIASF, au quatrième étage du 92, boulevard Saint-Raymond. Les deux sites appartenant au même propriétaire, l’organisme a pu retourner dans ses anciens locaux sans devoir continuer de payer le loyer de la maison où il s’était installé.

Membre du conseil d’administration du CIASF, Sébastien Savard explique que l’organisme se concentrera désormais « sur les services de base, ceux qui ont été à l’origine de la création de l’organisme il y a une trentaine d’années ».

Certains projets ont donc été écartés par le CIASF. C’est notamment le cas de la collaboration avec le Cégep de l’Outaouais pour la mise sur pied d’une politique contre le harcèlement sexuel, de même que pour des services offerts aux enfants vivant avec une déficience intellectuelle ou avec un trouble du spectre de l’autisme victimes d’abus sexuels, a fait savoir M. Savard. « On s’est rendu compte que ça nous coûtait plus cher d’offrir le service que ce que ça nous rapportait », explique-t-il.

Le CIASF a aussi dû se départir « de façon définitive de trois employés, pour des raisons strictement financières », a indiqué M. Savard. Sept des dix personnes mises à pied à la mi-mars ont donc pu être réembauchées.

La direction générale est assumée sur une base intérimaire par Huguette Joly, fondatrice et ancienne directrice de l’organisme. Cette dernière avait été mandatée par le conseil d’administration pour redresser la situation du CIASF, mais un processus visant à dénicher un nouveau directeur ou une nouvelle directrice sera enclenché sous peu.

Alors que l’organisme reçoit entre 550 et 650 demandes d’aide par année, M. Savard estime que les intervenants devront « mettre les bouchées doubles » dans les mois à venir pour rattraper le retard accumulé ces deux derniers mois.