Selon les données compilées par l’organisme Oeuvres Isidore Ostiguy, qui travaille en partenariat avec Logemen’occupe, 16 familles avec 29 enfants ainsi que 16 personnes seules sont toujours à la recherche d’un logement en Outaouais.

Une trentaine de ménages sans logis en Outaouais

Une trentaine de ménages de l’Outaouais sont toujours sans logis, quatre jours après la grande journée des déménagements du 1er juillet.

Selon les données compilées par l’organisme Oeuvres Isidore Ostiguy, qui travaille en partenariat avec Logemen’occupe, 16 familles avec 29 enfants ainsi que 16 personnes seules sont toujours à la recherche d’un logement en Outaouais.

Alors que certains se sont réfugiés chez de la famille ou chez des amis, d’autres ont été hébergés de façon temporaire dans des logements d’organismes communautaires tels que Logemen’occupe, les Œuvres Isidor Ostiguy et Mon Chez Nous.

En entrevue avec Le Droit, le coordonnateur de Logemen’occupe, François Roy, précise qu’il s’agit d’un bilan « conservateur » et qu’il y a une hausse du nombre de ménages sans logis cette année comparé à l’année dernière.

« On n’a pas pris en considération les personnes qui sont hébergées par Logis-famille ou d’autres personnes qui se seraient adressées à l’Office municipal d’habitation, donc c’est des données conservatrices, a-t-il affirmé. À pareille date l’an dernier, on avait moins de ménages sans logis donc ça démontre qu’il y a toujours une crise du logement abordable en Outaouais. »

M. Roy souligne que cette situation est particulièrement inquiétante pour les familles avec un ou plusieurs enfants.

« Pour les familles avec des enfants, c’est dramatique, lance-t-il. Le risque est élevé que la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) prenne en garde les enfants parce que les parents n’ont pas de logements et c’est une réalité qui risque d’arriver si ces familles-là n’arrivent pas à se loger. »

Le coordonnateur de Logemen’occupe mentionne aussi que les ménages en question auront de la difficulté à trouver un logement au sein du marché privé si le gouvernement ne leur vient pas en aide.

« Pour la plupart, ce sont des ménages à faibles et modestes revenus qui auront énormément de difficulté à se reloger dans le marché privé parce que les coûts de logement sont nettement inabordables pour ces familles-là, déclare M. Roy. On interpelle la ministre responsable de l’habitation Lise Thériault pour qu’elle remette en place un programme de supplément au loyer d’urgence pour aider ces familles à se reloger rapidement dans le marché privé. »

Aux dires de François Roy, les familles sans logis pourraient être relogées en dedans des prochains mois avec une subvention gouvernementale.

« La subvention ferait en sorte que les ménages n’assumeraient que 25 % de leur revenu et elle permettrait de compléter le coût du loyer pour le propriétaire. Avec une subvention, en moins de deux mois ces familles-là pourraient être relogées », indique-t-il.