La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, était de passage à Gatineau, mardi avant-midi, pour inaugurer le nouveau centre de réadaptation situé sur le chemin Freeman.

Un nouveau toit pour les jeunes en difficulté

Actuellement hébergés dans des immeubles désuets du Vieux-Gatineau, une vingtaine d’adolescents vivant avec d’importantes difficultés d’adaptation auront sous peu un nouveau toit leur offrant enfin des chambres individuelles.

La ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, Lucie Charlebois, était de passage à Gatineau, mardi avant-midi, pour inaugurer le nouveau centre de réadaptation situé sur le chemin Freeman, qui se veut un agrandissement du Complexe Héritage.

Le projet, qui a nécessité un investissement de 5,4 millions$, se veut la concrétisation d’une idée datant de 2006. Après de «longs travaux», les jeunes demeurant actuellement dans une ressource de la rue Notre-Dame emménageront dès le début juin dans le nouvel immeuble comptant deux unités de vie de 12 chambres chacune. Quatre autres chambres ont aussi été aménagées dans l’ancien édifice, relié au nouveau par une passerelle.

L’aménagement des lieux «permet que la dignité des jeunes résidents soit respectée, malgré l’encadrement humain qui est offert», a souligné le président-directeur général du Centre intégré de santé et de services sociaux de l’Outaouais, Jean Hébert.

Outre les chambres individuelles, les jeunes qui y seront hébergés — pour une durée moyenne d’environ neuf mois — auront accès à un gymnase, à une salle d’entraînement et à des salles communes. Des locaux leur permettront aussi de recevoir la visite de leur proche dans l’intimité.

L’environnement dans lequel ces jeunes de 12 à 17 ans seront reçus sera donc «beaucoup plus convivial», estime la ministre Charlebois. «Ils ont assez d’espace pour évoluer, mais aussi assez d’espace pour se retirer», a-t-elle mentionné.

La disposition des locaux offrira aussi «un environnement de travail beaucoup plus adéquat» pour les intervenants, a souligné M. Hébert.

Une vingtaine d’adolescents vivant avec d’importantes difficultés d’adaptation auront sous peu un nouveau toit leur offrant enfin des chambres individuelles.

Le directeur des programmes jeunesse du CISSSO, Martin Vachon, a fait savoir que les jeunes hébergés sur la rue Notre-Dame ont hâte d’emménager dans le nouvel immeuble. Le transfert se fera en collaboration avec le milieu scolaire, afin de ne pas nuire à leur cheminement. La plupart des jeunes hébergés fréquentent l’école, mais des services de scolarisation peuvent aussi être offerts au Complexe Héritage si un adolescent peine à évoluer dans un établissement scolaire.

«Les jeunes qu’on va accueillir ici, ce sont des jeunes qui ont des difficultés de comportement, souvent des difficultés de fréquentation scolaire, des difficultés familiales ou de la toxicomanie», a indiqué M. Vachon.

Les chambres ont donc été conçues pour leur offrir un environnement sécuritaire. Les meubles sont en plastique incassable, n’ont que des coins arrondis et sont solidement fixés au plancher ou au mur. Une «salle d’apaisement» aux murs capitonnés est également prévue.