Un atelier de réparation a eu lieu à la Maison du citoyen de Gatineau. Des Sabev discute avec le reparateur BenoÎt Besner

Un engouement déjà palpable pour le Repair Café

Le premier « Repair Café » gatinois à peine commencé, les participants souhaitaient déjà une prochaine édition.

Cet événement qui vise à encourager la consommation responsable met à la disposition de tous des réparateurs de tout genre a été fort couru.

Moins de deux heures après le début de l’événement, la co-organisatrice du « Repair Café » et rédactrice au blogue écolo-minimaliste lestulipes.ca, Annie-Pier Caron-Daviault, s’attendait à ce qu’environ 170 objets soient réparés dimanche. L’événement ne durait que cinq heures au total.

« Tout le monde nous demande c’est quand le prochain. Si on leur dit dans un an, ils ne sont pas satisfaits, raconte Mme Caron-Daviault. Tout le monde a quelque chose à la maison qui pourrait être revalorisé ou réparé, au lieu de le racheter. Facilement, on pourrait avoir un événement comme ça deux à trois fois par année. Je pense qu’on ne couvrirait pas tous les besoins. »


«  On pourrait avoir un événement comme ça deux à trois fois par année. Je pense qu’on ne couvrirait pas tous les besoins.  »
Annie-Pier Caron-Daviault

Annie-Pier Caron-Daviault explique que les réparateurs sont des bénévoles trouvés grâce aux médias sociaux et, déjà, des participants de l’initiative ont proposé leurs services pour la prochaine fois. Des réparateurs ont également offert leur aide pour l’organisation de l’événement.

Économiser en aidant la planète

Le concept du « Repair Café » n’est pas inédit, soutient Mme Caron-Daviault. Il y en a plusieurs qui se tiennent chaque année à Ottawa, par exemple.

« C’est une façon qu’on a trouvé d’inciter les gens à réparer leurs objets avant de les jeter. La société nous crie de jeter les objets dès qu’ils ne fonctionnent plus, alors on voulait offrir une chance aux gens de venir les réparer. »

Annie-Pier Caron-Daviault explique qu’il est souvent plus simple et, parfois, plus économique d’acheter un nouveau bien plutôt que de le faire réparer pour prolonger sa vie utile.

« C’est un événement qui est gratuit. Les gens amènent la pièce nécessaire à la réparation, mais la main-d’œuvre est gratuite, c’est une contribution volontaire. C’est doublement payant, ils peuvent venir faire réparer l’objet et le réutiliser à la maison et ça ne leur coûte pas très cher. »