Le président de l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance, Tim Richter, croit que des villes comme Montréal, Edmonton, Hamilton, Guelph, en Ontario, et London, en Ontario, ont évité d’avoir recours dans l’urgence à des refuges cette année, car elles ont mis des efforts dans le logement pour les sans-abris ces dernières années.

Toronto appelée à s’inspirer de Montréal concernant les itinérants

Toronto devrait s’inspirer de villes comme Montréal et Edmonton pour un meilleur plan sur le logement afin d’éviter d’avoir recours à des refuges d’urgence pour itinérants, affirme le président d’un groupe pancanadien travaillant à sortir les gens de la rue.

Des responsables à Toronto ont ouvert un refuge temporaire pour itinérants plus tôt ce mois-ci dans le contexte d’une période, selon le maire John Tory, de froid incessant et de demande sans précédent pour des mesures d’aide additionnelles.

Le président de l’Alliance canadienne pour mettre fin à l’itinérance, Tim Richter, a fait valoir qu’il y avait des raisons qui expliquent l’augmentation de l’itinérance. Bien qu’il reconnaisse que Toronto se doit de répondre aux besoins présents cet hiver, il soutient que la Ville doit s’attaquer à un problème plus large.

« La crainte est que nous en sommes en mode panique et que nous nous attardons aux refuges (temporaires). L’urgence à laquelle nous faisons face éclipse la crise qui a créé l’urgence », a-t-il affirmé.

« L’itinérance est causée par un manque de logements. La réponse en vient à s’attarder aux refuges », a ajouté M. Richter.

Le président de l’organisation a dit croire que des villes comme Montréal, Edmonton, Hamilton, Guelph, en Ontario, et London, en Ontario, ont évité d’avoir recours dans l’urgence à des refuges cette année, car elles ont mis des efforts dans le logement pour les sans-abris ces dernières années.

Des responsables dans certaines de ses villes ont confirmé qu’elles avaient suffisamment de lits pour répondre à la demande croissante durant les récents épisodes de froid intense.

« Dans le froid intense, nous avons des lits disponibles. Avant, nous étions en surcapacité... Aujourd’hui, il n’y a pas de matelas au sol, dans les corridors ou dans la cafétéria », a indiqué Matthew Pearce, président et chef de la direction de la Mission Old Brewery à Montréal.

« Il n’y a personne qui a dû dormir sur le plancher en raison d’un manque de lits. »

La nouvelle situation peut être attribuée à certains correctifs apportés, selon lui.

« Nous ne pouvons pas seulement continuer d’offrir des refuges pour la nuit, des repas, des douches et des vêtements de rechange. Aussi cruciaux que soient ces services, si nous nous arrêtons là, nous soutenons l’itinérance », a fait valoir M. Pearce.

Des logements pour environ 600 personnes ont été trouvés dans les deux dernières années, a-t-il indiqué.

« Ces personnes étaient celles qui occupaient nos lits chaque nuit. Elles ne sont plus là. Elles se trouvent dans leurs propres appartements », a affirmé M. Pearce.

Des programmes similaires sont en vigueur en Alberta, où plusieurs municipalités et plusieurs agences ont travaillé à un plan sur dix ans pour mettre fin à l’itinérance.

« Nous avons plus d’une douzaine d’organisations qui ont des programmes de logement d’abord. Cette activité du logement a donné des résultats », a affirmé Susan McGee, chef de la direction de Homeward Trust à Edmonton.

Près de 6000 personnes ont déménagé dans des logements au cours des sept ou huit dernières années, a dit Mme McGee.

Le gouvernement fédéral a dit garder à l’œil la situation des refuges d’urgence à travers le pays.

Tout en soulignant que Toronto est un pôle d’attraction qui rend la situation du logement différente d’ailleurs, le député libéral fédéral dans la ville Adam Vaughan a dit aussi croire qu’elle devait s’attarder à trouver un toit pour les itinérants.

« Ce que nous devrions vraiment faire est de vider ces refuges grâce à du logement supervisé, qui est moins dispendieux. C’est aussi plus humain », a dit le député.

M. Vaughan a salué les avancées à Montréal et à Edmonton.

« Les systèmes de prévention du Québec et l’attention sur le relogement rapide en Alberta constituent probablement les deux meilleures pratiques au pays », a-t-il soutenu.