Des permis de stationnement pour personnes handicapées frauduleux sont présentement en circulation dans la région.

Quatre vignettes de stationnement saisies en quatre jours à l’Hôpital Civic

Les agents d’application des règlements municipaux à Ottawa ont à l’œil les automobilistes utilisant un permis de stationnement pour personnes handicapées falsifié ou appartenant à une autre personne. Uniquement à l’Hôpital Civic situé sur l’avenue Carling, quatre permis ont été saisis en quatre jours cette semaine auprès d’automobilistes stationnés frauduleusement.

« C’est un nombre assez important, a indiqué vendredi Alison Sandor, porte-parole au service d’application des règlements municipaux à la Ville d’Ottawa. Nous surveillons toujours cela puisque c’est un abus du système et c’est injuste envers les personnes qui ont vraiment besoin de ces espaces ».

Les agents observent beaucoup d’automobiles avec une vignette trafiquée ou empruntée, mais ils doivent attendre que les conducteurs retournent à leur voiture pour saisir le document et leur remettre un constat d’infraction.

L’an dernier, plus de 200 vignettes utilisées malhonnêtement ont été saisies à Ottawa.

Ces infractions font mal au portefeuille des contrevenants alors que l’amende est de 550 $ pour utilisation à mauvais escient d’un permis ou usage d’un permis falsifié, montant auquel il faut ajouter une amende pour stationnement illégal. Et, si vous utilisez le permis de votre mère, il sera saisi, et la province ne le renouvellera pas. C’est donc un grand risque à courir.

Le centre-ville d’Ottawa est l’endroit où il y a le plus de cas de délinquance, a indiqué Mme Sandor, alors que des gens cherchent à ne pas payer de stationnement. Et, les autorités entendent toutes sortes d’excuses.

« Des fois, malheureusement, on entend une personne nous dire que le permis appartient à sa mère et qu’elle ne savait pas qu’elle ne pouvait pas l’utiliser. C’est un règlement provincial et la loi stipule que seule la personne qui a son nom au verso du permis peut l’utiliser », a expliqué Mme Sandor.

Les agents municipaux peuvent dire sur-le-champ si un permis est faux, a ajouté Mme Sandor. Des gens font une photocopie d’un permis alors que d’autres en utiliseront un qui est échu et en trafiqueront la date, par exemple. Il y a même des personnes qui vont vendre le permis encore valide d’une personne qui est morte. Les individus qui se font prendre risquent d’être accusés de fraude par la police.

Les personnes qui ont un besoin réel d’un permis de stationnement pour handicapés peuvent en faire la demande auprès de la province avec un billet du médecin.