Le ministre Mathieu Lacombe a rendu visite aux enfants du CPE Au pays de Cornemuse, dans le secteur Hull.

Projet pilote en CPE: pour que les enfants «mangent à leur faim» le matin

Les crêpes sont plus populaires que le gruau, mais ce n’est pas tant ça l’important. C’est plutôt « que les enfants mangent à leur faim le matin », insiste le ministre de la Famille, Mathieu Lacombe.

Pichet de jus à la main, le ministre ne s’est pas fait prier pour remplir les verres d’enfants du Centre de la petite enfance (CPE) gatinois Au pays de Cornemuse, jeudi matin, avant de dresser le bilan du projet pilote des petits déjeuners en milieu de garde.

Lancé à la fin 2018, le projet mis sur pied en partenariat avec le Club des petits déjeuners a jusqu’à présent permis à quelque 370 petits Québécois de partir la journée le ventre plein. 

En vigueur jusqu’au printemps 2021, le projet pilote touche 15 services de garde en milieu défavorisé répartis dans 14 régions administratives.

« Ça fait une différence qui est énorme, parce qu’un enfant qui commence la journée le ventre vide, ce n’est pas un enfant qui est bien disposé à apprendre, ce n’est pas un enfant qui développe son plein potentiel, a souligné le ministre Lacombe. Donc de voir plein de petits sourires ce matin avec de belles assiettes colorées, ça fait mon bonheur. »

Le projet pilote nécessite un investissement de 1,5 million $ en trois ans. 

Même si une analyse des résultats devra être réalisée en 2021, Mathieu Lacombe n’hésite pas à dire que s’ils sont concluants, le gouvernement « pourra penser à agrandir ça ». « Si les résultats sont là, je pense qu’on ne sera pas très durs à convaincre », a-t-il mentionné.

Le directeur général du Club des petits déjeuners, Tommy Kulczyk, a fait savoir que déjà, d’autres CPE ont indiqué qu’ils « aimeraient recevoir le même programme ».

La directrice générale du CPE Au pays de Cornemuse, Line Kelly, affirme que les éducatrices voient « une différence » chez les enfants qui mangent bien le matin, que ce soit au niveau de leur concentration ou de leur participation aux activités.

Le CPE tente d’exposer les enfants « à une grande variété d’aliments » et à diverses textures, par exemple en servant des œufs cuits de différentes manières.

Sur la soixantaine de petits Gatinois qui ont accès aux déjeuners grâce au projet pilote, la participation peut varier. 

Le jour des crêpes, ils peuvent être une vingtaine à en déguster. « Disons que [pour] le gruau, il faut qu’on habitue les enfants », a lancé Mme Kelly.