Mobilisation pour le climat à Ottawa

Plus d'une centaine de personnes se sont rassemblées sous la neige sur la colline parlementaire samedi après-midi pour insister sur l’urgence d’agir contre les changements climatiques.

La manifestation était organisée au même moment qu’une mobilisation dans plusieurs villes québécoises, dont Montréal et Québec, mais aussi à Rimouski, Cacouna et Val-David.  

À l’origine de ces manifestations, on retrouve le collectif «La Planète s’invite au Parlement», formé durant les dernières élections provinciales au Québec. 

Ce groupe formule trois demandes principales aux différents paliers de gouvernement, incluant de présenter un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 45% d’ici 2030 — suivant les recommandations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat —, en plus d’exiger la fin des subventions aux combustibles fossiles et l’interdiction de nouveaux projets d’exploration ou d’exploitation des hydrocarbures.

Baptême de mobilisation

Devant la progression du mouvement à travers le Québec, deux étudiantes en sciences de la nature du Cégep de l’Outaouais, Camille Goulet et Anna Morineau, ont décidé d’organiser une manifestation dans la région. Un peu sur un coup de tête, admettent-elles.

«Même en fin de session, on trouve du temps pour organiser ça, explique Mme Goulet. Comme on est proche de la capitale nationale, on a décidé de lancer un message aussi au gouvernement fédéral. C’est la première fois que je pourrai voter l’année prochaine et je trouve ça important, je veux voter pour un gouvernement qui va offrir un plan durable pour l’environnement.»

Il s’agissait d’un premier effort de mobilisation pour les deux jeunes femmes, satisfaites de voir des dizaines de personnes se présenter pour appuyer leur message. Les étudiantes de la région auraient toutefois aimé voir des élus du provincial ou du fédéral sur place.

«On est un peu déçues, mais je suis certaine qu’ils vont nous entendre quand même. Si le message ne passe pas, on va revenir. On compte faire la même chose jusqu’à tant que le changement soit là parce qu’on se bat pour notre planète, notre futur, nos enfants et nos petits-enfants», clame Mme Morineau.

La conseillère municipale du district d’Aylmer à Gatineau, Audrey Bureau, s’est toutefois présentée en compagnie de son père, l’ex-maire de Gatineau, Marc Bureau. Elle soutient vouloir appuyer tout effort de mobilisation et de sensibilisation sur la cause environnementale. Elle croit qu’avec la force du nombre, on peut faire bouger même les gouvernements les plus récalcitrants sur la question climatique.

«On est la première génération à sentir les effets du réchauffement climatique et on est la dernière génération à pouvoir agir, soutient Mme Bureau. Pour les gouvernements moins portés vers l’environnement, il faut avoir une approche proactive. Il faut les accompagner, les sensibiliser aux enjeux. Plus on sera nombreux à le faire, plus on aura un impact.»