La migration entre les régions de la province a permis à la ville de Gatineau de réaliser un gain net de 605 personnes.

Migration interrégionale: l’Outaouais gagne plus de 900 habitants

L’Outaouais a une fois de plus bien tiré son épingle du jeu au chapitre de la migration interrégionale l’an dernier, avec un gain net de 950 nouveaux résidents. En raison de « son attrait auprès des personnes en âge d’être actives sur le marché du travail », la région a surtout séduit les 25 à 44 ans.

Ces données ressortent du rapport 2017-2018 de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) au sujet des échanges migratoires entre les 17 régions administratives de la province. « L’Outaouais affiche un taux net de migration interrégionale de 0,25 %. En nombre absolu, ses gains se chiffrent à 951 personnes. Elle est l’une des seules régions à avoir connu une hausse substantielle des entrants.

Les sortants ont quant à eux été moins nombreux, d’où un gain net qui a progressé comparativement à l’année 2016-2017, alors qu’il était de 599 personnes », précise le bulletin Coup d’œil sociodémographique, publié mercredi. 

Depuis la compilation de ces données, au début des années 2000, l’Outaouais a toujours eu un solde migratoire positif, souligne la démographe Martine St-Amour. 

Au final, la région affiche des gains (550 personnes) majoritairement au détriment de Montréal, qui est à la fois la première région d’origine des résidents qui se sont établis en Outaouais (31 %) et la première destination des personnes ayant quitté l’Outaouais (25 %). Le solde migratoire indique que l’Outaouais a également eu un pouvoir d’attraction notable auprès des gens provenant des régions de la Montérégie, de la Capitale-Nationale et de Laval. 

L’ISQ souligne que la région sort encore gagnante au chapitre des « migrations familiales », car en plus d’avoir attiré le groupe d’âge des 25-44 ans, elle a fait des gains chez les 0-14 ans. 

L’analyse de la migration entre les cinq différentes municipalités régionales de comté (MRC) démontre que celles-ci ont toutes enregistré un solde positif en 2017-2018. Le taux le plus élevé a été dénoté dans la MRC de Papineau, avec un accroissement net de près de 0,9 %, alors que le plus faible a été observé dans la MRC des Collines-de-l’Outaouais (0,1 %). 

En chiffres absolus, la migration entre les régions de la province a permis à la ville de Gatineau de réaliser un gain net de 605 personnes. Pour la MRC de Papineau, on parle d’un gain de 203 personnes, alors que les MRC de Pontiac (53), de la Vallée-de-la-Gatineau (45) et des Collines-de-l’Outaouais (45) ferment la marche. 

« Gatineau fait des gains face aux autres régions administratives, mais la dynamique à l’intérieur même de la région, c’est que la ville perd des résidents au profit des autres MRC du territoire », de dire Mme St-Amour.

Au total, en 2017-2018, 199 000 personnes ont changé de région de résidence à travers la Belle Province. Les échanges migratoires ont surtout profité aux régions de la Montérégie, des Laurentides et de Lanaudière, qui finissent au sommet du palmarès, alors que les régions les plus perdantes à ce chapitre sont Montréal, qui enregistre un déficit de 23 000 personnes, ainsi que la Côte-Nord et le Saguenay-Lac-Saint-Jean.