Caroline Mulroney

L’Ontario lance une campagne axée sur la responsabilité sociale

TORONTO — L’Ontario lance une campagne de sensibilisation visant à souligner les dangers de l’utilisation de cannabis à des fins récréatives et à promouvoir la responsabilité sociale avant la légalisation de la marijuana la semaine prochaine.

La procureure générale de l’Ontario, Caroline Mulroney, a expliqué mardi que les publicités mettraient l’accent sur les règles de la province en matière de vente et de consommation de marijuana, ainsi que sur les mesures visant à protéger les enfants et les communautés.

Lors d’un discours prononcé à l’Empire Club de Toronto, Mme Mulroney a fait valoir que son gouvernement continuera de dire « clairement » aux Ontariens « comment nos enfants, nos communautés et nos routes seront protégés et comment nous allons travailler pour lutter contre les criminels ».

Mme Mulroney a indiqué que les publicités commenceraient à être diffusées la semaine prochaine dans les médias traditionnels ainsi que sur les réseaux numériques et sociaux pour toucher un public plus jeune.

La procureure générale a souligné que la campagne ne ferait pas « la promotion de la consommation de cannabis ou du marché du cannabis ». Elle a ajouté que les publicités porteraient « sur la responsabilité sociale, y compris les risques graves pour la santé et la toxicomanie liés à la consommation de cannabis à court et à long terme ».

Le mois dernier, les progressistes-conservateurs ont annoncé qu’ils adoptaient un modèle de vente au détail privée, abandonnant le projet du gouvernement libéral précédent de vendre de la marijuana dans des magasins de propriété gouvernementale.

Selon le plan libéral, la province aurait eu 200 magasins de vente de marijuana d’ici 2020. Les conservateurs estiment que leur plan comptera de 500 à 1000 magasins agréés peu de temps après la légalisation, sans plafonnement des permis.

Mme Mulroney a soutenu que le plan libéral aurait échoué parce qu’il n’y aurait pas eu assez de magasins ouverts après la légalisation.

« Si je peux dire les choses franchement, nous avons conclu qu’un tel système était incapable de concurrencer sérieusement le marché illégal et laisserait nos communautés plus vulnérables et plus sensibles au marché clandestin », a-t-elle déclaré.

La Commission des alcools et des jeux de l’Ontario réglementera le marché et aura le pouvoir d’accorder — voire de révoquer — les permis ainsi que de faire respecter les règles provinciales en matière de vente de cannabis.