Le Centre des opérations gouvernementales du ministère de la Sécurité publique

L’implantation du système d’alertes cellulaires déjà débutée au Québec

Les compagnies de téléphonie cellulaire du Québec ont déjà commencé à implanter le programme Québec en Alerte, qui permet à Environnement Canada et au ministère de la Sécurité publique du Québec de diffuser des alertes ciblées sur les téléphones mobiles des personnes qui sont dans une zone où leur vie pourrait être en danger. Certaines ont déjà mis le système en fonction alors que d’autres, comme Bell, le feront d’ici trois semaines.

«Certaines compagnies ont commencé à le mettre en place, les autres ont jusqu’au 6 avril pour le faire», confirme Louise Quintin, de la direction des communications du ministère de la Sécurité publique. Bell a déjà annoncé à ses abonnés cellulaires qu’ils recevraient les alertes à partir du 6 avril. 

Tous les abonnés cellulaires du Québec dont le téléphone répond à la norme Long Term Evolution (LTE) seront alors automatiquement branchés au service Québec en Alerte sans avoir à faire quoi que ce soit. Il n’est cependant pas possible de se «désabonner» ou d’annuler la réception de ces alertes d’urgence destinées à informer la population de situations représentant une menace imminente pour la vie. Selon le Rapport de surveillance des communications de 2016 du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications (CRTC), environ 97,4% de la population canadienne a accès à un réseau LTE.

C’est d’ailleurs le CRTC qui a lancé l’an dernier cette initiative qui existe aux États-Unis, laissant un an aux compagnies de télécommunications pour mettre en place le système dont les alertes sont déjà diffusées sur les postes de télévision et les appareils radio des régions concernées par un événement. Les fournisseurs de services sans fil ne sont tenus de diffuser que les alertes d’urgence relatives à des situations représentant une menace pour la vie, et seulement dans la région concernée, en utilisant Québec en Alerte.

Comme les alertes AMBER

Les alertes débutent par une tonalité semblable à celle accompagnant les alertes AMBER, diffusées à la télé et à la radio lors de la disparition d’un enfant, et par une vibration. Ils sont accompagnés d’une bannière bilingue et d’un court message expliquant la situation. «Tous les cellulaires [des gens se trouvant dans la région où existe une menace pour la vie] vont sonner et vibrer en même temps», a déclaré au Soleil Patricia Valladao, porte-parole du CRTC. Elle ajoute que les messages sont envoyés dans une zone géographique précise et que ce sont les autorités civiles qui décident quand une alerte doit être envoyée. 

Louise Quintin indique que les glissements de terrain et les tornades font partie des événements qui pourront faire l’objet d’alertes ciblées. Le site Web de Québec en Alerte répertorie aussi plusieurs autres types d’événements, notamment une crise civile, un tremblement de terre, les feux de forêts ou de brousse, feux industriels et feux urbains, débordements de barrages, inondations soudaines, les risques biologiques, chimiques ou radiologiques, les risques d’explosions, les alertes AMBER ainsi que les perturbations ou interruptions des services 9-1-1. Toute autre situation susceptible de mettre la vie en danger pourra aussi faire l’objet d’une alerte.

En mars 2017, quand 300 automobiles sont restées coincées sur l’autoroute 13, dans l’ouest de Montréal, durant une tempête de neige, le premier ministre Philippe Couillard avait indiqué qu’il aurait été souhaitable d’utiliser ce genre de technologie pour informer sur l’évolution de la situation afin de diminuer l’anxiété et l’angoisse des personnes concernées.  Avec Jean-Frédéric Moreau