L’équipe de Leucan Outaouais convie la population à un défi de course à pied, le 28 septembre, au parc Moussette dans le secteur Hull. Il est possible de s’inscrire à l’activité au www.courirpourleucan.com.

Leucan Outaouais: courir pour une bonne cause

En soutien aux enfants atteints de cancer, dont Benjamin, un Gatinois de 10 ans qui a reçu un diagnostic de medulloblastome en octobre dernier, des centaines de personnes enfileront leurs espadrilles à la fin du mois pour l’événement Courir Leucan.

En guise de soutien aux quelque 70 familles de la région confrontées à un cancer infantile et qui bénéficient des services de Leucan, la population est conviée le 28 septembre au parc Moussette, à Gatineau, où un défi sportif amical les attend, qu’il s’agisse de course à pied (3, 5 ou 10 km) ou encore de marche (1 à 3 km).

« Courir. Quand on devient parent, ce verbe prend un tout nouveau sens. Courir pour l’école, courir pour les bottes de pluie, courir pour la garderie, courir pour le boulot, courir pour les leçons de danse, courir pour les devoirs, courir pour les repas. Je me suis toujours demandé comment mes amis joggeurs faisaient pour aimer la course ; on court tellement déjà pour tout ! Finalement, je me rends compte qu’on court, on court, on court, quand tout va bien. Quand on a la vie qui nous offre et nous permet de suivre cette cadence. Et, parfois, pour certains, la vie nous arrête. En plein élan de course », a témoigné Barbara Delisle, la maman de Benjamin, pour faire un parallèle avec l’activité prévue dans trois semaines.

Pour cette famille, le choc est survenu il y a un peu moins d’un an lorsque les médecins ont décelé une tumeur au cerveau du garçon qui n’avait jusqu’ici jamais été malade. Dans les semaines qui ont précédé le diagnostic, ce dernier ne se sentait pas bien et ses parents ont d’abord cru à un virus.

« C’est en octobre 2018 que le temps s’est tout à coup suspendu. Pas de course. Un mot. Un seul mot : cancer. Pendant la semaine qui a suivi, c’était comme si tout était flou et au ralenti, autour de nous le personnel médical poursuivait sa course, sa course à guérir, soigner, sauver les petits patients de l’hôpital. Cette semaine-là a été la première semaine où moi, mon fils, mes enfants, on a arrêté de courir. On s’est mis à prendre une journée à la fois, même une heure à la fois », a-t-elle ajouté.

Mme Delisle affirme qu’il y a dans la cause de Leucan « une dimension tellement plus grande que la maladie », évoquant le soutien offert aux parents et aux proches ainsi que la contribution à la recherche.

Septembre est le mois de sensibilisation au cancer chez l’enfant. Chaque année au Québec, près d’un cas par jour est diagnostiqué. Le taux de survie est de 82 % grâce au progrès en matière de recherche et de traitements,

L’an dernier, Courir pour Leucan a permis d’amasser 33 000 $.