L’animatrice Lyne Bouchard a lancé les actions régionales de la 5e Marche mondiale des femmes.

Les femmes de l’Outaouais se mobilisent

Des femmes des quatre coins de l’Outaouais se sont mobilisées vendredi soir afin d’identifier les grands enjeux qui seront mis de l’avant lors de la 5e Marche mondiale des femmes qui se tiendra à l’automne prochain.

Le Rassemblement féministe de l’Outaouais, qui s’est déroulé vendredi à la Maison du citoyen de Gatineau, aura permis de mettre la table pour la grande Marche tout en soulignant la Journée internationale des droits des femmes qui aura lieu dimanche.

« On va faire le lancement des revendications de la Marche mondiale des femmes. On organise un souper et on a invité six panélistes qui viennent fournir une analyse féministe des grandes thématiques de la Marche mondiale. C’est vraiment un grand regroupement de femmes de la région et on en fait une soirée festive », détaille la chargée de projet chez AGIR Outaouais, Mélissa Beaulieu.

Chaque panéliste est venu partager son opinion sur les grands thèmes de la Marche mondiale des femmes, soit la pauvreté, la violence, la justice climatique, la réalité des femmes migrantes, immigrantes et racisées ainsi que celles des femmes autochtones.

L’événement national de la 5e Marche mondiale des femmes aura lieu le 17 octobre prochain à Terrebonne.

Logement abordable

Selon Mme Beaulieu, la pénurie de logements abordables qui sévit en Outaouais aurait pour effet domino d’engorger les centres d’hébergement pour les femmes de la région.

« Depuis le mouvement #moiaussi, on voit que les femmes dénoncent davatange et vont chercher de l’aide dans les ressources disponibles. Par contre, ce qui est problématique, c’est le manque criant de logement en Outaouais. Comme il y a peu de logements à prix abordables, les femmes qui se trouvent en situation de difficulté et qui n’ont pas les moyens financiers n’ont pas beaucoup de moyens quand elle sortent des maisons d’hébergement », souligne Mme Beaulieu.

« L’hébergement dans les centres est beaucoup plus long aujourd’hui étant donné qu’il n’y a pas de place pour les femmes une fois qu’elles sortent de là. C’est de plus en plus difficile pour elles d’avoir un logement qu’elles peuvent se payer. Ça peut-être une des raisons pourquoi certaines femmes qui sont victimes de violence conjugale retournent vers leurs conjoints. Pour certaines, c’est ça ou la rue. »

Mme Beaulieu ajoute qu’il serait important « Selon moi, des maisons de 2e étapes et un plus grand nombre de logements à prix abordables sont nécessaires pour faciliter la transition. Les deux sont aussi importants l’un que l’autre ».